Les interventions des élu.e.s minoritaires du #puyenvelay en conseil municipal. #lepuyenvelay #hauteloire #AURA

conseil municipal du Puy-en-Velay : interventions des élu.e.s minoritaires

Rapport N°6 : service d’autopartage sur l’agglomération et déploiement sur Le Puy-en-Velay

VOTE : POUR

Laurent JOHANNY : Ces installations sont intéressantes pour des trajets en dehors du Puy.

L’occasion de rappeler que, lors de précédents rapports, nous avions proposé l’implantation de bornes de stationnement avec recharges électriques combinées Auto-vélo, ce qui s’imposera à l’avenir. Nous soutenons aussi que l’urgence pour la circulation au centre du Puy ne réside pas dans les voitures partagées mais dans les trajets intramuros.

Rapport N°8 : NPNRU du Val-Vert

VOTE : POUR

Françoise GAUTHIER-WILLEMS conteste l’annonce de la « dé-désenfication » du quartier puisque les destructions toucheraient les immeubles en partie haute du quartier mais qu’aucune aération n’est envisagée sur la partie basse. Alors que M. Chapuis présente les bâtiments à détruire en cul-de-sac et « donc à problèmes », elle fait remarquer que le quartier résidentiel sera lui aussi en cul-de-sac.ELle ajoute l’intérêt de porter le projet de la voie reliant l’avenue Baptiste Marcet à Chirel en passant derrière le Mermoz, ce qui permettrait d’éviter le flux de véhicules à l’intérieur du quartier.

Laurent JOHANNY : Concernant le projet sportif que vous présentiez à l’automne 2018, nous contestions la forme avec un rapport que vous demandiez de voter pour acter l’achat du foncier lors que le sujet n’avait pas été débattu en conseil citoyen… et il se trouve que ce dernier s’est effectivement prononcé contre le projet. J’ajoute la nécessité de s’engager dans la requalification de l’ancienne RN88 qui coupe le quartier en deux. Favoriser les échanges entre le haut et le bas du quartier passera nécessairement par une liaison réfléchie.

Rapport N° 26 : éclairage public : marché public de performance….

VOTE : CONTRE

Laurent JOHANNY : le marché public ouvert englobe l’éclairage public, les illuminations festives, la signalisation tricolore, l’éclairage du patrimoine, l’éclairage des installations sportives, et la vidéoprotection.

Cet énorme marché (plus de 4millions d’€ sur 6 ans), de par les compétences et la technicité nécessaires, n’a engendré qu’une seule réponse d’un groupement d’entreprises et vous soumettez ce soir un rapport relatif à cette seule offre. Nous considérons que ces conditions sont défavorables à la collectivité : aucun comparatif entre les entreprises n’étant possible.

De plus, vous précisez 3 options intégrées dans le marché. Si le renforcement des passages piétons fait l’unanimité évidemment, la mise en lumière de 2 autres bâtiments est contestable et nous ne partageons pas leur nécessité.

S’il s’agit d’installer de nouveaux luminaires comme nous les connaissons sur l’école Michelet, dignes de guirlandes de Noël, nous pensons qu’il est préférable de s’abstenir !

Au contraire, nous demandons, depuis des mois, voire des années au sein de ce conseil municipal, une diminution de l’intensité lumineuse sur la ville une partie de la nuit. Ce devrait être une priorité aux points de vue environnemental, financier et sécuritaire ! Au lieu de cela, des projecteurs illuminent les façades de façon totalement inutiles.

Pour ces raisons, nous voterons contre ce rapport.

Réponse de Mme Barre : elle explique qu’il y a des raisons effectivement techniques pour expliquer qu’une seule entreprise réponde à ce marché. Elle affirme que des mesures de diminution de l’éclairage seront prises (sans aucun détail dans le rapport).

Rapport N°27 : Eglise Saint Pierre des Carmes : avenant N°2

VOTE : CONTRE

Laurent JOHANNY : Rappelons d’abord que ce marché a été une première fois annulé par le Tribunal Administratif, puis qu’il a été une nouvelle fois attribué.

Nous considérions à l’époque que les conditions d’attribution étaient préjudiciables à la collectivité comme à l’entreprise.

Voilà que vous nous présentez ce soir un deuxième avenant à ce marché qui est tout autant invraisemblable et inacceptable que le premier, voire beaucoup plus. En effet, il ne ferait qu’aggraver le préjudice subi par les entreprises et par la Collectivité.

Pour nous, les principes fondamentaux du code des marchés publics ne sont pas respectés : puisque la liberté d’accès à la commande publique et l’égalité de traitement des candidatures semblent ainsi transgressés.

Ainsi le Cahier des Clauses Techniques et Particulières du marché initial, document contractuel, précise sans ambiguïté à la page 27/132 :

NATURE DES PIERRES : Pierres dites « brèche » identique aux existants, issues de carrières locales

Ceci est une prescription que ne peut pas être remise en cause, sauf à modifier profondément les conditions du marché et ses critères d’attribution.

Cette contrainte initiale, c’est vous Monsieur Le Maire qui l’avait définie, et personne d’autre.

Le rapport d’analyse des offres précise d’autre part que la variante présentée par une des entreprises non retenues s’appuyant sur l’emploi de certaines pierres exposées aux intempéries par de la lave de Bouzentés (pierre issue de carrières du Cantal) a été refusée au prétexte qu’elle « déshabille le projet de base et n’est pas conforme au CCTP ».

Aujourd’hui, vous nous proposez une avenant d’un montant considérable (+ 14.1% par rapport au marché initial, le montant de cet avenant ajouté à celui qui a déjà été accordé porterait l’écart à 19%) au prétexte que « la réglementation douanière en Indonésie aurait été modifiée ».

Notons d’abord qu’avec une telle augmentation le marché signé avec cette entreprise se rapproche nettement des propositions des entreprises écartées initialement.

Ensuite, ce rapport ne comporte aucun document qui permette d’attester les déclarations rapportées.

Ni la Direction des Douanes Françaises, ni l’Ambassade de France en Indonésie, ni l’Ambassade d’Indonésie en France, ni le Syndicat National des Industries de Roches Ornementales et de Construction n’ont pu à ce jour nous confirmer cette modification de la réglementation Indonésienne.

Mais, si toutefois cette réglementation existait, ce qui serait une bonne nouvelle car elle permettrait à l’Indonésie de préserver sa ressource naturelle, cet avenant resterait néanmoins inacceptable.

D’autre part, cet avenant montre que, si l’entreprise délocalise ses approvisionnements, elle délocaliserait également désormais une part importante de sa main d’œuvre.

Or cet avenant, extrêmement succinct dans sa présentation, ne fait état d’aucune balance financière intégrant la moins-value liée à l’économie sur la main d’œuvre, les pierres étant taillées avant d’être livrées, la main d’œuvre française étant bien plus onéreuse qu’en Indonésie. Et j’ajoute d’ailleurs que nous n’avons aucune assurance sur les conditions de travail sur place.

La prolongation des délais est elle aussi également inacceptable, l’entreprise aurait dû s’informer de la fiabilité de ses approvisionnements avant la signature du marché. Les exigences étaient d’ailleurs très précises dans le marché initial.

En conclusion : cet avenant, comme le précédent met en lumière des dérives que nous ne cautionnons pas.

Non, M. le Maire, je ne me réjouirais pas d’admirer une façade « restaurée » avec des pierres venues d’Indonésie, cela contre toute cohérence environnementale, contre tout soucis des conditions de travail comme d’ailleurs le stipulait le CCTP initial. Nous voterons contre cet avenant.

Dans la réponse de M. le maire qui assumera pleinement son « localisme », celui-ci affirmera que tout s’explique, évidemment et que :

-l’église Saint Laurent a pu être entièrement restaurée en brèche locale car les délais l’ont permis ;

-l’engagement du mandat de restaurer la façade de l’église des Carmes sera tenue.

On aura donc tous compris qu’il s’agit avant tout d’un problème de délai afin de terminer les travaux avant les élections municipales.

Rapport N°36 : Marché couvert : mesure transactionnelle à l’attention de Monsieur ARCIS

VOTE : POUR

Laurent JOHANNY : Ne désirant pas contester le droit du-dit commerçant, je voterai pour ce rapport. Pour autant, sauf à croire que le projet de réhabilitation du marché couvert soit arrivé brutalement en 2018, la signature d’une convention d’occupation du domaine public de 10 ans en février 2016 m’étonne. Il eût été plus prudent de signer une convention à portée plus réduite, connaissant le projet futur, cela aurait permis une économie substantielle à la collectivité.

Rapport N°37 : centre de musique sacrée

VOTE : CONTRE

Laurent JOHANNY : 1/Quand il s’agit d’utilisation de deniers publics, il nous semble que s’impose une certaine rigueur. La lecture du rapport nous laisse sur notre faim : aucune précision sur le propriétaire du bien, aucune précision sur les surfaces en question lorsque sont évoquées les zones 1 à 8 et extérieur.

Puisque la maîtrise d’ouvrage est assurée, nous en concluons que ce bâtiment appartient au diocèse.

Ce rapport présente donc une demande de subvention pour de l’investissement dans un bâtiment privé à vocation cultuelle.

Si la région souhaite en devenir le principal financeur, c’est son problème mais, en tant que conseillers municipaux, nous ne cautionnons pas une telle pratique pour la mairie du Puy-en-Velay. Nous voterons contre.

2/Si un intérêt certain existe pour l’ouverture au public, au moins partiel d’un tel lieu en haute-ville, alors la collectivité devrait s’engager dans une discussion avec le diocèse afin d’acquérir les zones concernées. Cela permettrait de maîtriser pleinement le dossier et de gérer plus rigoureusement la séparation des espaces.

Réponse :

Ni le propriétaire de l’édifice ( « certainement le diocèse mais c’est à vérifier » nous dira Mme Portal), ni les surfaces ne sont précisées dans cet avenant.

QUESTION DIVERSE

Maison de la citoyenneté Louise Michel

Suite à votre décision de rapatrier des associations sportives au sein de la maison de la citoyenneté Louise Michel, nous avions déjà souligné les difficultés de cohabitation au sein d’une structure qui n’était pas destiné initialement à accueillir autant de structures., et ceci malgré la bonne volonté de tous les bénévoles.

Récemment, vous avez installé un nouveau panneau sur le fronton de cet espace sous la bannière de « maison des associations ». S’il n’y a rien de déshonorant dans ce titre, il est plus que cavalier de mettre insidieusement de côté son appellation d’origine : « maison de la citoyenneté Louise Michel » , sans même en délibérer au sein de ce conseil municipal.

La référence à « Louise Michel » dérangeait-elle ?

Son nom est associé à une lutte contre les inégalités, pour une émancipation sociale, … quoi de plus porteur pour des associations qui œuvrent toutes pour des projets collectifs et solidaires ?

Le terme « citoyenneté » dérangeait-il ?

Cette dénomination correspond pourtant parfaitement aux événements préparés en ce lieu par les associations : la citoyenneté se construisant autour de projets communs qu’ils soient culturels, humanitaires, sportifs,…

Nous contestons une telle décision d’autant qu’elle s’inscrit dans une volonté affirmée depuis 2008 de ne pas faire vivre cet espace tel qu’il avait été pensé à l’origine.

Réponse de Mme Barre : elle ne comprend pas notre questionnement !

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