Une entrée de ville #lepuyenvelay #aura #hauteloire, c’est important, au-delà du bling-bling et des effets d’annonce….

Une entrée de ville, c’est capital. Mais, au delà du bling-bling, ce sera sûrement l’occasion de revoir les trottoirs de l’avenue de la Gazelle en partie impraticables, notamment pour les poussettes et chariots. Sûrement l’occasion de revoir les feux tricolores en panne à chaque orage, de revoir les installations pour malvoyants soit en panne, soit defectueux. Sûrement l’occasion d’aménager des voies sécurisées pour piétons et cyclistes, juste histoire de leur dire coucou étant donné qu’aucun aménagement existe dans la ville. Sûrement… https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10210139308353369&id=1658156764

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conseil municipal #lepuyenvelay le 20 juin à 18H30 : nos questions diverses #école #marchépublic #fêtedelamusique #stationnement #laposte #occupationdel’espacepublic #AURA #hauteloire

Le conseil municipal du Puy-en-Velay se réunira le mercredi 20 juin à 18H30 en mairie. Il est public, comme toujours.

Je rappelle que nos questions diverses doivent être envoyées à l’écrit 5 jours auparavant au bureau du maire. Les voici :

QUESTION N°1 : l’école publique

Chers.ères collègues,

en ce mois de juin, signe de fin d’année scolaire mais également de préparatifs pour la rentrée prochaine, la commission éducation ne s’est pas réunie en amont du conseil municipal. Pourtant, les sujets ne manquent pas. Les citoyens ponots doivent savoir que le passage de 4,5J à 4j d’école dès septembre n’a jamais été abordé. Ce sujet est pourtant majeur.

Vous présenterez la décision de revenir aux 4j comme émanant des conseils d’école, effectivement consultés à cette occasion. Je considère pourtant qu’il y a là, une décision éminemment politique. Offrir 4,5j d’école à nos enfants, c’est permettre à tous les enfants d’être accueillis tous les jours de la semaine dans des conditions d’éveil favorables à la pratique de la langue française mais aussi à la vie en collectivité, c’est leur permettre tous les jours, d’être confronté à des exercices mathématiques. 

En matière éducative, on ne peut mesurer les effets d’une réforme en si peu de temps d’application. Aucune excuse quelle soit financière ou politique ne saurait justifier un tel recul. En passant à 4 jours, tout le monde sait que de nombreux enfants au sein des familles les plus fragiles, mais pas seulement, seront laissés notamment devant des écrans. Les effets à long terme sont désastreux en terme de reproduction sociale qui gangrène notre système éducatif.

Je rappelle que certaines communes ont fait le choix de maintenir les 4,5j, choix parfois difficile à assumer face aux familles, mais ceci dans le seul intérêt de l’enfant et je considère que nous nous serions grandis, au sein de ce conseil municipal, d’avoir au moins une réflexion à ce sujet. A quoi sert donc la commission éducation si elle ne peut statuer sur un tel sujet ?

Question N°2 : occupation du domaine public par un promoteur immobilier

Chers.ères collègues,

Depuis quelques semaines, le parvis du théâtre est occupé par un stand commercial au sein d’un local mobile. Pouvez-vous préciser le montant de la redevance en lien avec cette occupation du domaine public par un promoteur immobilier ? et quand cessera-t-elle ?

Par ailleurs, nous considérons que ce n’est pas le lieu. Pourquoi une telle occupation a-t-elle été accordée ? Cet emplacement majeur pour le rayonnement de notre ville ne doit pas être soumis aux pressions publicitaires et commerciales. L’image de notre centre ville en dépend.

Question N°3 : des toilettes pour tous 

Chers.ères collègues,

Depuis de nombreux mois des locaux provisoires mobiles font fonction de toilettes notamment à proximité du musée et du palais de justice. Ces installations précaires dénotent fortement et ternissent la splendeur de notre patrimoine. Elles soulignent aussi le manque chronique de toilettes publiques de qualité et en nombre suffisant. Des solutions techniques, même provisoires, à travers par exemple l’installation de toilettes sèches mobiles éprouvées,  permettraient d’éviter ces écueils tout en soulignant les préoccupations environnementales. Comptez-vous remédier à cette situation ?

Question N°4 : La Poste de Taulhac :

Chers.ères collègues,

à l’annonce de la fermeture de La Poste de Tauhac, nous avions soulevé les conséquences pour la population. Vous nous aviez alors assuré qu’il était question de l’ouverture d’un « relais La Poste » dans un commerce du même quartier. Jusqu’ici : rien.

Le service rendu est aujourd’hui déplorable. Par exemple, les horaires d’ouverture du centre de tri ne permettent pas aux citoyens qui travaillent d’aller récupérer leur colis ou recommandés ! Ce guichet étant ouvert du lundi au vendredi de 8h-9h et de 15H-17H.

Quelle action avez-vous engagé pour aboutir à une amélioration de ce service sur Taulhac ?

Question N°5 : le jardin Henri Vinay

Chers.ères collègues,

En date du 14 juin 2018, jour de dépôt de ces questions diverses, un arrêté de la ville est affiché au sein du jardin Henri Vinay. Il mentionne une autorisation d’installer une emprise de chantier afin de remplacer les clôtures du parc animalier. Cet arrêté, signé le 18 février dernier, est valable jusqu’au 30 mars 2018 inclus.

Manifestement, le chantier a plus de 2 mois de retard et cet arrêté n’est plus valable. La saison estivale débutant, ce retard est fortement dommageable et aura des conséquences sur le rayonnement de notre jardin.  Pouvez-vous préciser les raisons de ce retard ?Qui en est responsable ?

Question N°6 : stationnement gratuit pour nos infirmiers.ères.

Chers.ères collègues,

Depuis la mise en place du nouveau système de stationnement, nous sommes alertés par des infirmiers.ères à domicile dans l’obligation de naviguer au cours de la journée en ville. L’ancien système leur permettait de stationner sans payer, pour leurs seules nécessités professionnelles. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Alors que ces infirmiers.ères apportent des soins essentiels à nos concitoyens, comment peut on concevoir de ne leur accorder aucune dérogation ? Comment peut on concevoir de les faire payer pour apporter des soins vitaux au quotidien ? Comment vous est il envisageable de venir ponctionner de modestes infirmiers.ères qui ne font que leur métier ? On sait que la possibilité technique de stationnement dérogatoire existe et qu’elle est déjà mise en œuvre pour des cas bien éloignés des professionnels de santé. La seule possibilité acceptable, c’est de leur accorder cette gratuité durant leurs heures de travail : quand pensez-vous enfin la mettre en œuvre ?

Question N°7 : conditions d’accueil des artistes pour la fête de la musique

Demain, jeudi 21 juin, aux côtés de formations musicales associatives et de professionnels, les artistes locaux seront au rendez-vous dans notre ville, une fois de plus, pour cette grande soirée populaire qu’est la fête de la musique. Pour le plaisir de tous, ils joueront, le plus souvent bénévolement. A travers eux se jouent à la fois les enjeux de la diversité culturelle de notre territoire comme de sa vitalité. Votre service communication sera soumis à rude épreuve pour réaliser des clichés de leurs prestations. Nombreuses seront les publications pour se féliciter d’un tel événement, sans s’attarder sur leurs conditions d’accueil, souvent proches de l’exploitation le temps d’une soirée. Pouvez-vous m’assurer que les artistes locaux programmées par la municipalité auront désormais des bouteilles d’eau sur scène et une collation sommaire ? C’est bien le minimum et ce n’est pourtant pas le cas jusqu’à maintenant.

Tribune des élus.es minoritaires #lepuyenvelay dans le Magazine de la ville de juin 2018: une remise en cause systématique des services à la population #hauteloire #AURA #Puyenvelay

Agglomération : des décisions injustes et préjudiciables

Augmentation de 8 à 15% des tarifs de l’Atelier des Arts et baisse de son budget, diminution de toutes les subventions de 10% aux associations… C’est dans ce contexte qu’intervient l’annonce de la fermeture de la crèche familiale. Bouée de sauvetage de nombreux parents aux horaires de travail atypiques, cette institution remplit une mission sans équivalent. Mois après mois et sans informer les assistantes maternelles de leur devenir, les décideurs (mairie puis agglomération) ont œuvré pour conduire à cette fin. Cyniquement, la fermeture serait « logique » pour un service trop « coûteux » avec 80 000€/an. C’est une question de volonté politique. Quand il s’agit de trouver 138 000€ pour l’extension du bureau de la présidence de 30 m², ils ne lésinent pas !

Nous tenons à saluer le travail des assistantes maternelles au statut déjà précaire et les soutenons dans leurs revendications.

En contradiction avec la communication officielle pour « accueillir » de nouveaux habitants, ces signaux sont désastreux : comme si les travailleurs qui commencent tôt le matin et finissent tard le soir devenaient encombrants.

 

Des choix financiers au détriment des Ponots

En mars dernier, nous proposions une diminution des taux d’imposition. La majorité s’y refuse et engage des dépenses inutiles, voire déplacées.

Le cas de la « restauration du jardin Henri Vinay » est révélatrice. Les 75 000€ payés à un célèbre paysagiste, dans des conditions que nous contestons, pour donner un avis sur un réaménagement de notre fleuron vert, devaient conduire à des transformations d’envergures : en vain. Revoir les protections autour du bassin d’eau, réaménager l’espace animalier, arborer, planter,… des améliorations certes utiles, mais qui ne nécessitaient aucunement de verser une telle somme pour un simple avis, sans mise en concurrence. Les travaux eux, auront bien du mal à dépasser le montant de la mission de conseil.

 

Les repas de la cuisine centrale du Puy-en-Velay plus chers ici qu’ailleurs !

La majorité a signé des marchés de fournitures de repas avec des communes extérieures à des  prix inférieurs de 0,65€ au coût de revient ! Conséquence directe : le budget de la cuisine centrale étant déficitaire, nos impôts le renflouent chaque année (125 000€ pour 2017). Pire, la mairie du Puy-en-Velay achetant des repas 0,50€ plus cher que le coût de revient, les Ponots paient par 2 fois une gestion calamiteuse. Dénonçant ces pratiques, nous considérons qu’elles ne masquent que péniblement les choix opérés en 2009 pour une cuisine centrale surdimensionnée.

 

 

Bel été à toutes et à tous,

 

Laurent JOHANNY

Françoise GAUTHIER-WILLEMS

Didier ALLIBERT

Catherine GRANIER-CHEVASSUS

réaction aux conclusions du #tribunaladministratif sur le marché public du jardin Henri Vinay, confier sans mise en concurrence, selon le carnet d’adresses de #wauquiez #lepuyenvelay #AURA

Le tribunal administratif rejette notre requête considérant que nous aurions dû contester le marché passé au printemps 2017, et non la décision du conseil municipal datant de l’été 2016. Plus clairement, la cour nous reproche d’avoir agit trop vite (!) pour expliquer la décision de ne pas statuer sur le fond du dossier. Conseillers municipaux, nous ne sommes pas des entreprises scrutant la publication des marchés publics. Notre seul intérêt est de défendre les citoyens ponots et l’utilisation de leurs impôts. Notre seul canal d’informations provient des décisions municipales.
Les travaux ont désormais eu lieu au sein du jardin Henri Vinay et les Ponots.es le constatent par eux-mêmes : avons-nous raison de dénoncer cette étude demandée au cabinet Benech ? Assurément, oui. Conseiller de faire des plantations supplémentaires au niveau de l’entrée du kiosque, de restaurer l’espace animalier, de reprendre les grillages autour du bassin,… cela relève-t-il de l’art ?
C’est pourtant bien le prétexte grotesque utilisé par la majorité municipale pour confier cette mission à la société en question sans mise en concurrence.
Le travail conduit est celui d’un paysagiste, dont notre département regorge. Notons d’ailleurs que notre jardin Henri Vinay est remarquablement entretenu et embelli par les équipes municipales. Nul besoin de verser 75000€ à une agence, quelque soit son nom, pour des conseils « artistiques » bien onéreux et qui, c’est bien le comble, ne sont pas suivis dans leur majorité.
Le jugement d’hier ne fait que renforcer un peu plus nos craintes sur ce dossier. Si notre requête est aujourd’hui rejetée pour des raisons de forme, le fond, lui, reste le même. Nous le contestions et nous persisterons en ce sens, en étudiant toutes les démarches possibles.

 

Laurent JOHANNY

Françoise GAUTHIER-WILLEMS

Didier ALLIBERT

Catherine GRANIER-CHEVASSUS

Les précédents articles sur ce sujet :

Le 22 juin 2016 (1ere question diverse) : https://laurentjohanny.wordpress.com/2016/06/22/cm-lepuyenvelay-absence-30majoriterefus-derogationsdossiers-incomplets/

Le 5 octobre 2016  (dans le rapport N°3 sur les décisions du maire) : https://laurentjohanny.wordpress.com/2016/10/05/conseil-municipal-510-lepuyenvelay-marchespublics-refugies-wauquiez-transports-faune/

Soutien total à notre crèche familiale #lepuyenvelay #puyenvelay #hauteloire #AURA

Mardi 1er mai, j’ai initié une pétition afin de dénoncer cette fermeture. Vous retrouvez le texte ci-après, et vous pouvez la signer ici : https://www.change.org/p/laurent-johanny-non-%C3%A0-la-fermeture-de-la-cr%C3%A8che-familiale-du-puy-en-velay-066f2eb8-ce06-4317-9851-34e915c19e3b?recruiter=52808106&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_campaign=share_petition

Dans un contexte budgétaire de l’agglomération du Puy-en-Velay déjà très lourd : augmentation de 8 à 15% des tarifs de l’Atelier des Arts et baisse de son budget, diminution de toutes les subventions de 10% aux associations, (…) nous apprenons par la presse la fermeture programmée de la crèche familiale. Bouée de sauvetage de nombreux parents aux horaires de travail atypiques, cette institution remplit une mission sans équivalent. Avec la souplesse d’un accueil chez une assistante maternelle mais avec les avantages de la structure collective (aspect administratif, remplacements, tarifs en fonction des ressources….), cette crèche est un service public à part entière.
La demande est d’ailleurs très forte : les décideurs (mairie puis agglomération) successifs refusèrent toute embauche supplémentaire pour ne pas augmenter la capacité d’accueil. Mois après mois et sans informer les assistantes maternelles de leur devenir, ils ont œuvré pour conduire à cette fin.
Cyniquement, la fermeture serait « logique » pour un service trop « coûteux » avec 80 000€/an. Pourtant, il s’agit bien d’une question de volonté politique. Quand il s’agit de trouver 138 000€ pour l’extension du bureau de la présidence de 30 m², ils ne lésinent pas !
Nous tenons à saluer le travail des assistantes maternelles mises honteusement à la porte, sans aucune concertation préalable, et les soutenons dans leurs revendications. En supprimant leur emploi, l’agglomération sacrifie les salariées les plus fragiles : c’est honteux. Nous craignons que les promesses d’étude « au cas par cas » de leur situation sonnent bien creux.
Quoi qu’il en soit cette annonce résonne en totale contradiction avec la communication officielle pour « accueillir » de nouveaux habitants, ces signaux sont désastreux : comme si les travailleurs qui commencent tôt le matin et finissent tard le soir devenaient encombrants.
Nous dénonçons cette énième recul du service à la population et appelons les citoyens.nes à interpeller les élus.es majoritaires à ce sujet en signant cet appel pour refuser cette fermeture.

Les élus.es minoritaires du Puy-en-Velay :
Laurent JOHANNY, Françoise GAUTHIER-WILLEMS, Didier ALLIBERT, Catherine GRANIER-CHEVASSUS.

En #hauteloire : non à la casse du service public ferroviaire ! Cadre unitaire de soutien politique aux cheminots.es #SNCF #appel

Nous nous sommes réunis.es ce matin sur le parvis de la gare du Puy-en-Velay pour appuyer l’appel lancé fin mars 2018 par les organisations politiques nationales dans un cadre unitaire : IMG_8820

Non à la casse du service public ferroviaire !
Pour la défense et le développement de tous les services publics !

Le mouvement unitaire du 22 mars a constitué un beau premier succès en défense du service public. En réponse, le gouvernement apporte pour seule perspective la casse de la SNCF. Elle s’accompagne d’une attaque frontale contre les cheminot-es, la préparation de la privatisation de l’entreprise publique via la mise en concurrence et la fermeture programmée de milliers de kilomètres de voies ferrées.
Depuis trop longtemps, l’abandon progressif du transport de marchandises par train qui s’est traduit par la fermeture de gares de triage et la prime accordée à la route et au transport routier plombe la SNCF et notre environnement. De plus, l’ouverture par E. Macron de lignes de transports par cars au détriment du rail est un non-sens écologique et un mépris pour les personnes à faibles revenus, alors qu’il faudrait plutôt développer des tarifs sociaux SNCF. Nous ne voulons pas du tout-camion qu’accentue ce projet de loi.
Nous voulons au contraire que soit pris le virage de la transition écologique en dynamisant en autre le fret ferroviaire.
La priorité accordée aux grandes lignes TGV donne plus aux territoires les plus riches, et moins aux territoires les moins peuplés. Nous ne voulons pas d’une France où toute l’activité serait concentrée dans quelques grandes métropoles et quelques grands centres financiers, et où la plupart des territoires, des zones rurales, des villes moyennes seraient abandonnés. Nous voulons que soit valorisé et respecté l’ensemble des territoires par la desserte des zones rurales et des villes moyennes. Nous voulons le développement du
réseau ferré avec la réouverture de lignes et de gares de proximité.
Notre pays a donc besoin d’une relance des investissements dans le réseau ferré. L’Etat doit prendre en charge la dette qu’il a fait porter à l’entreprise publique indûment, et accorder des recettes pérennes pour le développement du service public ferroviaire. Il s’agit pour cela de financer les transports vertueux d’un point de vue écologique et de l’égalité du territoire comme le train, plutôt que les transports polluants comme la route et l’aérien doublement subventionnés par l’Etat : de manière directe et indirecte à travers les dépenses de santé et d’adaptation environnementale induites par la pollution.
La mobilisation des cheminot-es et de leurs organisations syndicales est juste et légitime. Nous soutenons totalement leur mouvement de grève, porteur de progrès pour l’ensemble des populations et des territoires.
Leur victoire est essentielle pour le service public, pour un aménagement des territoires équilibré et pour affronter les enjeux environnementaux et énergétiques du 21e siècle.
Elle l’est aussi pour les droits collectifs de tous les salarié-es. Le gouvernement Macron cible le « statut » des cheminot.e.s dans le but de remettre en cause tous les statuts du travail, toutes les conquêtes sociales, dans le secteur privé tout autant que dans les services publics avec par exemple la santé indexée sur la rentabilité et la mise en place de la sélection pour l’entrée à l’université.
En conséquence, nous appelons au retrait immédiat du projet de loi proposé par le gouvernement. Nous soutenons les mobilisations et les grèves décidées par les travailleuses et travailleurs. Nous pensons utile que se développent des collectifs d’usagers sur le territoire, à soutenir les caisses de grève mises en place. Nous appelons à engager un débat démocratique, pour le développement du ferroviaire, de tous les services publics, pour les enjeux environnementaux et sociaux d’aujourd’hui. Nous sommes disponibles pour converger tous ensemble, avec toutes celles-ceux qui le souhaitent, dans des initiatives et manifestations publiques citoyennes à large échelle, localement et nationalement, au service des mobilisations sociales et de la jeunesse.
Clémentine Autain (Députée LFI) ; Eliane Assassi (Sénatrice, présidente du groupe CRCE) ; Marinette Bache (conseillère de Paris, République et Socialisme) ; Ugo Bernalicis (député LFI 😉 Olivier Besancenot ( NPA) ; André Chassaigne (député communiste, président du groupe GDR) ; Pascal Cherki (Génération.s) ; Éric Coquerel (co-coordinateur PG) ; David Cormand (EELV) ; Sybille Fasso ( Gauche démocratique et sociale), Gérard Filoche (Gauche démocratique et sociale) ; Benoit Hamon (Génération.s) ; Lucien Jallamion (République et Socialisme) ; Jean-Yves Lalanne (Gauche démocratique et sociale) ; Pierre Laurent ( secrétaire national du PCF) ; Sarah Legrain (PG) ; Myriam Martin (Porte-parole d’Ensemble !) ; Claire Monod (Génération.s) ; Jean-François Pellissier ( porte-parole d’Ensemble) ; Christian Pierrel (PCOF) ; Christine Poupin (NPA), Philippe Poutou (NPA) ; Hella Kribi Romdhan (Génération.s) ; Simone Sebban (Nouvelle Donne) ; Eric Thouzeau (Gauche démocratique et sociale) ; Marie-Pierre Vieu ( députée européenne membre de la commission transport, groupe PCF-FDG-GUE).
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En Haute-Loire, département rural, les déplacements sont déjà difficiles : peu ou pas de transports en commun, routes mal adaptées et rendues dangereuses avec le transit important de camions ; le transport ferroviaire déjà peu développé a été réduit (abandon du transport marchandises, fermeture de gares …) ou perturbé par des incidents ou des travaux indispensables sur un réseau certes trop vétuste, malgré les investissements importants réalisés par la région « Auvergne » lors des précédentes mandatures. Les voyageurs connaissent bien les aléas du remplacement des trains par les bus. Et la réforme proposée par le gouvernement signerait la fermeture totale de toutes les lignes ferroviaires, de toutes les gares et la suppression de la centaine d’emplois de cheminots restants.
En effet, le rapport Spinetta « sur l’avenir du transport ferroviaire », base de travail pour la réforme portée par la Ministre des transports, Elisabeth Borne, stipule de « recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de compétence : les transports du quotidien en zone urbaine et périurbaine et les dessertes à grande vitesse entre les métropoles ». Or, toutes les lignes d’Auvergne, hormis celle reliant Clermont à Paris sont classées à « faible trafic », elles ne seront plus financées par l’Etat « il est impensable de consacrer 2 milliards d’euros à seulement 2% de la population… ».
C’est l’abandon d’un bien public au nom de la rentabilité, c’est l’augmentation du temps de trajet pour les citoyens, c’est un coût plus élevé, c’est moins de sécurité et plus de pollution avec l’usage du bus et de la voiture, c’est encore plus d’enclavement de la population et l’aggravation des inégalités entre territoires. C’est la fin assurée du service public ferroviaire en Haute-Loire!
En conséquence, en Haute-Loire en accord avec les signataires du texte « Non à la casse du service public ferroviaire ! Pour la défense et le développement de tous les services publics ! » Nous appelons, à participer aux mobilisations et grèves décidées par les cheminots et leurs organisations syndicales, à soutenir financièrement les caisses de grévistes à s’organiser en collectifs d’usagers pour le retrait de ce projet de loi.
Les partis politiques 43 : Ensemble!, Europe Ecologie les verts, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Parti Communiste Français, et les citoyens engagés-ées.

Un budget d’austérité à l’ #agglo #lepuyenvelay #AURA faire les poches aux citoyens sans aucune remise en question !

Le conseil d’agglomération du 12 avril 2018 fut l’occasion d’étudier les comptes administratifs 2017 et 2018. Il devait être le conseil de la « fronde » de quelques dizaines d’élus.es. Force est de constater que les pressions, venues du Président de Région Wauquiez (à travers notamment la réunion de samedi matin dernier) a su trouver les arguments nécessaires pour en faire taire une bonne partie : le chantage aux subventions fonctionne toujours très bien.

Ce soir, j’ai dénoncé une agglomération qui ne mise que sur l’investissement tape-à-l’oeil en remettant en cause les services à la population. Habituée à actionner la machine à cash de la région, la majorité se plaint désormais de voir ses marges de manœuvre se restreindre. A force de compter sur des investissements subventionnés à 80% par la région, elle oublie que 20% lui incombent toujours et, surtout que les coûts de fonctionnement des équipements commencent à peser lourd. C’est ainsi que j’ai, une nouvelle fois, réclamé la remise à plat, voire l’annulation du projet de rénovation de Quincieu, dans une période où nous devrions nous concentrer sur les équipements existants et dont l’avenir questionne grandement : musée, Hôtel-Dieu,… Il faut adapter les investissements de l’agglomération et non répercuter cela sur les citoyens.

En dénonçant un budget construit sans remise en cause de la course aux investissements, j’ai décrit un budget d’austérité qui fait les poches aux citoyens et voté contre les décisions attenantes :

Hausse de la fiscalité : 2 millions d’€ d’impôts supplémentaires (taxe foncière sur la bâti et Cotisation foncière des Entreprises).

Hausse des tarifs :

-à l’atelier des arts  ; 30€ forfaitaire pour tous ! Un scandale pour une école chargée de démocratiser l’accès aux arts et à la culture ;

-dans les piscines ;

-dans les transports ;

Baisse des subventions de 10% aux associations.

S’évertuant à mettre toutes les responsabilités sur le « désengagement de l’état », le Président de l’agglomération s’aventure aussi critiquer M. le Préfet qui « ajoute des choux et des carottes ».

Enfin, j’ai souligné que l’agglomération devrait montrer l’exemple en matière d’utilisation des comptes publics. Et c’est loin d’être le cas.

Après l’affaire du musée dans laquelle la majorité choisit de verser 31000€ d’indemnités à une entreprise pour remplacer des ouvriers roumains par des italiens :

J’ai signalé que le Président Joubert avait fait réaliser un agrandissement de 2 bureaux d’environ 30m² pour la modique somme de 138 000€ ! Pas de quoi venir donner des leçons sur la bonne utilisation de l’argent public !

 

 

damjkhxw0aao3tn-large.jpgPuisque M. Joubert conteste mes affirmations, j’ajoute la copie des courriels échangés à ce sujet avec M. le directeur général adjoint des services. Ma demande d’accès date du 8 janvier, l’élaboration du fichier le 9 janvier 2018 et la réponse m’est adressée le 22 janvier. Je joins le document original dont est issue la photographie mise en ligne hier soir :

De : Laurent JOHANNY <XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX>
Date : 08/01/2018 22:16 (GMT+01:00)
À :XXXXXXXXXXXXXX <XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX> « M. le directeur général adjoint des services ».
Cc : XXXXXXXXXXXXXX <XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX>
Objet : Demandes
Bonsoir,
Je vous remercie de me transmettre les documents suivants :
-détails des dépenses engagées pour l’accueil du service urbanisme au sein du siège de l’agglo ;
-détails des dépenses engagées pour l’extension de 2 bureaux en 2017 au sein du siège de l’agglo .
Cordialement,
Laurent Johanny
_________________________
——– Message d’origine ——–
De : XXXXXXXXXXXXXXX <XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX>
Date : 22/01/2018 18:12 (GMT+01:00)
À : Laurent JOHANNY <XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX>
Objet : Fwd: Coût travaux Agglo
Bonsoir,
Comme suite à votre demande, vous trouverez ci-joint, les éléments que vous avez sollicités.
Avec mes salutations.
agglo

Cuisine centrale #lepuyenvelay Compléments à la suite du conseil municipal. #venteàperte #surdimensionnement . Oui les citoyens ponots épongent les erreurs de la majorité #wauquiez #chapuis

Dans l’édition du 6 avril, l’article du quotidien « L’éveil de la Haute-Loire » intitulé « une cuisine centrale à repenser » précise que les tarifs des repas vendus aux communes extérieures seraient harmonisés à hauteur du coût de revient. Cette affirmation, qui traduit seulement la communication de M. le Maire, est fausse puisqu’elle omet de préciser que toutes les communes extérieures ne sont pas concernées.
Le rapport étudié mercredi en conseil municipal est pourtant clair : « si les différences sont très significatives sur les communes où la cuisine centrale travaille par le biais d’un marché public, ces tarifs ne peuvent pas être modifiés car contractualisés, sauf à l’occasion d’un nouveau marché ».
Les 3 communes (Polignac, Coubon et Brives-Charensac) pour lesquelles un marché public a été signé, ne sont pas concernées cette harmonisation vers le haut. Les repas leurs sont vendus entre 3,15€ et 3,05€ soit bien en-dessous du coût de revient de 3,70€. La majorité municipale a donc fait le choix de contracter un marché public à pure perte.
Ainsi, la ville du Puy-en-Velay achète les mêmes repas à 4€18 à sa propre cuisine centrale : les citoyens ponots compensent, au travers de l’impôt, cette vente à perte aux communes extérieures.
À la fin du même article, l’article revient sur une question posée : « Est-ce le rôle de la collectivité d’avoir une cuisine centrale ? »
Au cours du conseil municipal, j’y ai en effet répondu par un  » oui, mais … » avec de véritables questions à mener sur : la taille de l’outil, la qualité et la tarification. M. Wauquiez a lancé en 2009 cette nouvelle cuisine centrale à tambours battants, en la surdimensionnant (à son image certainement) pour une intercommunalité, avant même de s’assurer de l’engagement dans le projet des autres communes. C’est ce que j’ai appelé en conseil « mettre la charrue avant les bœufs, comme toujours avec vous ». Depuis, les citoyens ponots épongent, et ce n’est pas fini.
De plus en plus, les communes reviennent à des unités à taille plus réduite, maîtrisant ainsi plus facilement : la qualité, la provenance des produits utilisés, et l’amélioration de la saveur. Ces vertus demeurent bien plus difficiles pour une cuisine centrale, sans aucunement remettre en cause la qualité du travail fourni par ses équipes dévouées qu’il faut au contraire saluer et soutenir. 

 

 

Rappel : échanges lors du dernier conseil municipal (5/04/2018) sur le rapport n°35 relatif aux tarifs de la cuisine centrale :

R35 : cuisine centrale : tarifs 2018 (CONTRE)

Laurent JOHANNY : A plusieurs reprises, nous abordé la question de la cuisine centrale au sein de ce conseil de manière posée et je le crois, constructive, notamment quant à l’évolution attendue de l’offre. Ces échanges n’effacent en rien le désaccord originel sur la création d’une telle unité. De par son surdimensionnement que les élus minoritaires contestaient lors de sa construction, nous sommes aujourd’hui confrontés à une adéquation délicate entre les demandes légitimes des familles quant à une alimentation à la fois savoureuse, équilibrée et saine, et un outil surdimensionné, il faut bien le dire. Mais ce n’est pas l’objet de ce rapport qui porte sur les tarifs de la cuisine centrale. Ces tarifs laissent transparaître une inégalité de traitement entre les familles ponotes et les autres, cela pour les mêmes prestations. Pire, ces familles ponotes contribuent par 2 fois au fonctionnement de la cuisine centrale : d’abord par le paiement des repas, puis par le paiement de l’impôt à travers la dotation de fonctionnement que nous évoquerons prochainement : cela n’est pas acceptable. C’est même scandaleux. Les tarifs des repas vendus à des communes extérieures (Brives, Coubon, Polignac de 3,05 à 3,15€) sont inférieurs au coût de revient du repas de 3,70€ (note post-conseil: c’est une vente à perte, curieux dans un marché public).

M. Raveyre et M ; Chapuis s’évertueront à exprimer leur désaccord quant à mes arguments.

Laurent JOHANNY :

Vous mentionnez les tarifs laissés à la charge des familles : encore heureux que les Quotients Familiaux sont pris en compte pour la tarification. Ce que nous affirmons ce soir, c’est que 0,50€ par repas devraient être encore soustraits à tous ces tarifs pour Le Puy !

Oser donc afficher demain aux portes des écoles de la ville que le prix des repas est majoré de 0,50€ par rapport aux communes extérieures, vous verrez le résultat ! C’est inconcevable et révoltant d’autant plus quand on prend en considération le niveau le taux de pauvreté plus important dans notre ville qu’en périphérie.

J’ajoute que, contrairement à ce que les tarifs précisent pour les communes extérieures, les familles ponotes ne bénéficient pas d’un tarif différencié entre maternelle et élémentaire. C’est une anomalie qui se doit d’être rectifiée au plus vite et intégrée aux nouveaux tarifs : les enfants ponots de maternelle ne mangent pas plus qu’à Chapuzac, Bains ou Polignac ! Leur famille doit bénéficier du même dégrèvement !

M. Raveyre et Le maire persistent à penser que la cuisine centrale n’a pas été surdimensionnée à l’époque, mais n’apportent aucune réponse sur la différenciation des coûts.Ils s’empêtrent dans une démonstration alambiquée : l’outil est très performant mais il faut chercher d’autres marchés.

Laurent JOHANNY : Vous avez mis la charrue avant les boeufs lors de la construction de cette cuisine centrale : vous l’avez dimensionnée pour un fonctionnement intercommunal, sans attendre l’aval des communes à l’époque. Ce n’est pas aux familles ponots de payer vos erreurs.

Conseil municipal #lepuyenvelay : nos interventions. cuisine centrale : le scandale ! Budget, subventions, dotations aux structures privées sans détail…. #AURA #hauteloire

Les votes des 4 élus.es minoritaires sont notés entre parenthèses.

R4 : voies communales : dénomination de 2 rond-points (POUR)

Didier Allibert :

La toponymie est une science qui ne doit pas être prise avec légèreté et condescendance.Pourquoi appeler ce rond point « des Belges ». Parce qu’il est dans le prolongement de l’Avenue du même nom ? Savez-vous alors pourquoi cette voie se nomme ainsi et depuis quand ? Dansun article paru au sein d’un quotidien très renommé ici, un historien local expliquait qu’elle rend ainsi hommage à la résistance Belge durant la première guerre mondiale, qui le mérite bien.Une autre, et cela me semble-t-il a fait l’objet d’un article il y a quelques années dans un journal local honorablement connu, serait qu’elle rende hommage à la famille royale Belge et au décès brutal de la reine Astrid de Belgique dans un accident de voiture en 1935, accident provoqué par Léopold 3, Roi des belges et mauvais conducteur. Lui-même fut grièvement blessé dans cet accident.Or, si Léopold 3 ne savait pas conduire, il ne sut pas non plus se conduire.En 1940, alors que le gouvernement Belge a fait le choix de l’exil pour continuer le combat et résister, lui a décidé de collaborer et de rester en Belgique. Il se rendit même en Novembre 1940 à Berchstesgaden pour saluer Adolf Hitler. Il tint à plusieurs reprises des propos antisémites d’une virulence et d’une abjection terrifiantes. Il a d’ailleurs été contraint d’abdiquer en 1951, définitivement rejeté par le courageux Peuple Belge.Ce qui était possible en 1935 ne l’est plus en 2018. Prendre le risque de célébrer ou de perpétuer la mémoire, peu ou prou, de ce petit monarque traître à son pays, à son peuple et à l’humanité toute entière est définitivement impossible.Quant à Astrid, elle n’eut pas d’autre mérite ou malchance que d’être son épouse.Il y a de nombreux noms possibles pour ce rond-point : Roger Fourneyron, Simone Weil, Simone Veil, Rond Point du Garay ou de l’Industrie ou de la Dentelle, car il sera situé à proximité immédiate de ce qui a été le premier lotissement industriel de la Haute-Loire, appelé lotissement du Garay , où se sont regroupées dés 1930 plusieurs usines de dentelle mécanique, Rond point du Faubourg, de la Borne, du Dolaizon, Rond Point des Cendres (car le chemin des cendres franchisait autrefois le Pont des Cendres pour conduire aux bûchers antiques et médiévaux), Rond Point de la Confiserie, car la confiserie a été une activité importante au Puy et le quartier du Garay comptait autrefois de nombreux vergers à la confluence des deux rivières, Rond Point du Gaz de Ville, car la ville du Puy s’est équipée très tôt d’un réseau d’éclairage public au gaz, produit dans l’usine située au quartier du Garay, et même Rond Point de la Rencontre ou de l’Origine du Monde, car il sera situé sous le regard concupiscent et libidineux de Gustave Courbet, le plus talentueux des pornographes du XIXème siècle, etc…..Mais surtout, ce Rond Point est sur le parcours du Boulevard de la République. Et la République mérite bien d’être célébrée en tous lieux et en toutes circonstances, surtout à une époque ou le fanatisme religieux prétend la détruire. La République, c’est la révolution permanente au service de la Démocratie, Rond Point de la République voilà qui sonnerait bien.

La toponymie ne doit pas être considérée avec légèreté et condescendance. Il y a urgence a créer au sein de la commission urbanisme un groupe de travail sur la toponymie municipale, afin que les noms attribués aux rues et aux lieux de notre ville le soient de façon réfléchie et pertinente, sans contre sens ni déni historique. Pourraient y participer ou être consultés des historiens, des philosophes, des journalistes, toutes celles tous ceux qui ont une compétence pour donner du sens à la désignation de l’espace et du génie aux lieux, en relation cohérente avec l’histoire, l’actualité, l’étymologie et la linguistique. C’est à la qualité de la toponymie d’une ville que l’on reconnaît toujours la qualité des municipalités passées qui ont présidé à sa destinée.

Le maire accède à cette demande de ne pas le nommer ainsi et prévoit une autre dénomination pour le rond-point « des 3 pierres ».

R5 : acquisition de parcelles…(ABSTENTION)

Laurent JOHANNY : Acquérir une voie privée, quand bien même pour l’euro symbolique, c’est s’engager à entretenir, à déneiger, à restaurer un espace qui, par définition originelle n’a pas d’intérêt public. Alors pourquoi s’engager dans une telle démarche ? Si d’aventure le conseil municipal donnait son accord ce soir, nous réclamerions qu’un courrier soit adressé à l’ensemble des citoyens ponots résidant dans un lotissement équipé d’une voie privée, pour proposer son rachat par la commune, dans les mêmes conditions. Y a-t-il un acte écrit qui décrit cet engagement ? Par quoi sommes-nous tenu ?

Mme Vincent : à l’époque de la construction du lotissement, sans accord de notre part pour racheter la voirie, rien ne se serait fait.

M. Chapuis ajoute : le déneigement requiert une aire de retournement. Il est existant. D’autres propriétaires refusent malheureusement que la ville achète des voiries alors que nous le souhaiterions. Je n’enverrai pas de courrier comme vous le demandez.

Laurent JOHANNY : Comme vous l’avez mentionné en commission urbanisme, il n’y a pas d’engagement écrit. Juridiquement, la ville n’est pas engagée. Les affaires de la ville ne sont pas conditionnées par les promesses orales du premier magistrat. Mon intervention n’a qu’un seul but : s’assurer que les règles sont les mêmes pour toutes et tous. Dans les mêmes conditions, je souhaiterais être certain que tous les citoyens.nes soient traités.ées de la même manière et j’en doute

R10 : modification du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du Puy-en-Velay (PSMV) ABSTENTION

Didier Allibert : La commission d’étude dernièrement réunie a choisi de proposer des modifications du PSMV. Ce rapport les mentionne sans aucune précision : ni détail sur les parcelles concernées, ni sur les modifications détaillées. Ajoutons que ce rapport a été ajoutée au dernier moment : sans étude ni en commission urbanisme, ni en commission urbanisme.

Laurent JOHANNY : Quelle urgence ? Pourquoi ne pas reporter son étude au prochain conseil municipal afin que l’ensemble des conseilles municipaux aient les informations ?

Le Maire refuse, en raison notamment de l’école Lafayette pour laquelle l’acheteur a besoin d’avancer rapidement….

R17 : plan commerce : rue des arts 2018 : programme de communication (POUR)

Laurent JOHANNY : Lors de la commission « commerces/emploi », nous avons demandé des précisions sur ce rapport car il nous paraissait totalement inconcevable que les seuls artisans d’arts de la dite-rue puissent bénéficier de cette publicité payée par les deniers publics. Il s’agit de les soutenir tous autant qu’ils sont : rue des arts ou ailleurs.

Les services nous ont d’ailleurs confirmé que la première édition de la rue des arts avait subi cette même critique de la part d’artisans d’art installés. Nous sommes heureux de la modification du rapport qui mentionne désormais expressément un focus sur les artisans d’art de la ville qui ne sont pas présents dans cette rue.

 

R22 : subventions / affaires sociales (ABSTENTION)

Laurent JOHANNY : Dans le contexte que nous connaissons, avec des besoins qui explosent, nous devrions réexaminer le cas de différentes associations, dites « caritatives ». J’ai déjà apporté cette remarque en commission, qui est restée sans réponse. La majorité se vante de « maintenir » les aides, sauf qu’avec l’évolution annuelle , cela s’apparente à une diminution ! En l’état, je m’abstiendrai.

Françoise GAUTHIER-WILLEMS : les familles déboutées du droit d’asile bénéficiaient auparavant d’un ticket hebdomadaire de 5€/personne et par semaine de la part de l’ASEA pour acheter des denrées diverses. Cette enveloppe de 25 000€ annuels a été supprimée. Les associations dites « caritatives » ont été sollicitées pour compenser cette perte. Considérant que, dans cette enveloppe relative aux associations « affaires sociales », la ville ne verse plus de dotation au Tremplin, je demande à la ville de verser un pécule supplémentaire aux associations caritatives mis à contribution.

Le Maire : Réponse négative.

 

R23 : subventions aux associations « vie des quartiers » (ABSTENTION)

Laurent JOHANNY : En commission, je suis intervenu pour signaler que 2 associations présentent des bilans annuels négatifs, je crois que nous devrions tenir compte de l’état des finances pour chaque association avant de distribuer ces sommes ( 2200€ sans distinction), ainsi d’ailleurs, que du nombre d’adhérents concernés. Là encore, ces remarques n’ont pas obtenu de réponses de la part de la majorité.

Plus largement, et cela englobe d’autres subventions dont nous débattons ce soir, nous devrions clarifier le calcul de ces subventions qui se basent principalement aujourd’hui sur les années antérieures, sans approfondissement réel. Initiée par vos prédécesseurs de gauche dans le domaine sportif, la critérisation nous permet d’avoir des grilles de lecture claires, sans arbitraire. Cette démarche a montré ses vertus et je crois qu’il est temps de l’élargir aujourd’hui.

Le Maire : Non, car les montants ne sont pas assez importants pour être critérisés.

 

R26 : subventions aux OGEC (CONTRE)

Laurent JOHANNY : Depuis 2008, votre majorité a choisi de conventionner les écoles privées maternelles ce qui oblige la commune du Puy-en-Velay à leur verser annuellement une dotation de fonctionnement. Nous le contestons. Comment prétendre à un contexte budgétaire difficile et dilapider plus de 300 000€ annuels depuis 10 ans désormais ?

En outre, malgré mes demandes répétées, les années précédentes, et cette année encore, je n’ai pu obtenir de détails écrits sur le calcul qui vous conduit à nous présenter ce soir un tel forfait annuel. Je signale qu’il est totalement anormal que notre assemblée ne dispose pas d’un droit de regard sur ce fameux calcul, qui représente plus de 3 millions d’€ depuis 10ans.

Les services m’ont dernièrement répondu que j’aurai des éléments ce soir. Je les attends.

Catherine CHALAYE (ajointe) se contente de lire le rapport.Aucun détail ne sera donné sur le forfait annuel, base de calcul à la dotation de 380 000€ aux écoles maternelles privées (sans obligation légale).

Je constate que le forfait annuel pour les maternelles augmente de 10% par rapport à l’an dernier. Sans éléments précis pour évaluer cette augmentation, j’ai donc cherché des éléments.

D’abord, les budgets de fonctionnement des écoles maternelles publics entre 2016 et 2017 : Passant de 1,035M€ à 1,016M€, celui-ci a diminué, permettant difficilement d’expliquer l’augmentation de 10%.

Autre élément : j’ai comparé ce forfait annuel avec celui pratiqué dans les communes de Haute-Loire. D’abord, 80 communes (dont les données sont disponibles), seules 22 font le choix de pratiquer cette dotation non-obligatoire. Ensuite, sur ces 22 communes, le forfait par élève de maternelle est en moyenne de moins de 1000€. A croire que les élèves des écoles maternelles publiques du Puy-en-Velay sont vraiment privilégiés !

Sans justification face à ces plus de 1600€, je voterai contre ce rapport.

Le Maire : les écoliers au Puy-en-Velay sont mieux encadrés que dans les communes extérieures, voilà l’explication.

R35 : cuisine centrale : tarifs 2018 (CONTRE)

Laurent JOHANNY : A plusieurs reprises, nous abordé la question de la cuisine centrale au sein de ce conseil de manière posée et je le crois, constructive, notamment quant à l’évolution attendue de l’offre. Ces échanges n’effacent en rien le désaccord originel sur la création d’une telle unité. De par son surdimensionnement que les élus minoritaires contestaient lors de sa construction, nous sommes aujourd’hui confrontés à une adéquation délicate entre les demandes légitimes des familles quant à une alimentation à la fois savoureuse, équilibrée et saine, et un outil surdimensionné, il faut bien le dire. Mais ce n’est pas l’objet de ce rapport qui porte sur les tarifs de la cuisine centrale. Ces tarifs laissent transparaître une inégalité de traitement entre les familles ponotes et les autres, cela pour les mêmes prestations. Pire, ces familles ponotes contribuent par 2 fois au fonctionnement de la cuisine centrale : d’abord par le paiement des repas, puis par le paiement de l’impôt à travers la dotation de fonctionnement que nous évoquerons prochainement : cela n’est pas acceptable. C’est même scandaleux. Les tarifs des repas vendus à des communes extérieures (Brives, Coubon, Polignac de 3,05 à 3,15€) sont inférieurs au coût de revient du repas de 3,70€ (note post-conseil: c’est une vente à perte, curieux dans un marché public).

M. Raveyre et M ; Chapuis s’évertueront à exprimer leur désaccord quant à mes arguments.

Laurent JOHANNY :

Vous mentionnez les tarifs laissés à la charge des familles : encore heureux que les Quotients Familiaux sont pris en compte pour la tarification. Ce que nous affirmons ce soir, c’est que 0,50€ par repas devraient être encore soustraits à tous ces tarifs pour Le Puy !

Oser donc afficher demain aux portes des écoles de la ville que le prix des repas est majoré de 0,50€ par rapport aux communes extérieures, vous verrez le résultat ! C’est inconcevable et révoltant d’autant plus quand on prend en considération le niveau le taux de pauvreté plus important dans notre ville qu’en périphérie.

J’ajoute que, contrairement à ce que les tarifs précisent pour les communes extérieures, les familles ponotes ne bénéficient pas d’un tarif différencié entre maternelle et élémentaire. C’est une anomalie qui se doit d’être rectifiée au plus vite et intégrée aux nouveaux tarifs : les enfants ponots de maternelle ne mangent pas plus qu’à Chapuzac, Bains ou Polignac ! Leur famille doit bénéficier du même dégrèvement !

M. Raveyre et Le maire persistent à penser que la cuisine centrale n’a pas été surdimensionnée à l’époque, mais n’apportent aucune réponse sur la différenciation des coûts.Ils s’empêtrent dans une démonstration alambiquée : l’outil est très performant mais il faut chercher d’autres marchés.

Laurent JOHANNY : Vous avez mis la charrue avant les boeufs lors de la construction de cette cuisine centrale : vous l’avez dimensionnée pour un fonctionnement intercommunal, sans attendre l’aval des communes à l’époque. Ce n’est pas aux familles ponots de payer vos erreurs.

 

Observations sur les comptes administratifs 2017 et les budgets prévisionnels 2018 :

Le budget primitif 2018 présente des dépenses courantes à hauteur de 22,2M€, alors qu’elles sont de 20,7M€ en 2017 soit une augmentation de 1,5M€. Pratique courante avec vous : les budgets primitifs surévaluent les dépenses, ce qui permet de mettre des recettes, notamment des taux d’imposition en face à hauteur. Vous mentionnez une hausse des charges de fonctionnement principalement due au modification du régime indemnitaire des agents. Mais, dans le détail, des lignes attirent mon attention :

dépenses énergétiques : énergie électricité +25% passant de 319 à 491k€, chauffage urbain +50 %. Comment expliquer une telle hausse ? Ces montants nous feraient revenir aux dépenses de 2015, avant le transfert du théâtre et du musée. (de l’ordre de 180 000€ en 2015).

D’autant plus étonnant lorsqu’on considère que c’est dans le domaine de l’éclairage public (814) que la consommation d’électricité dépasse de 50 000€ le prévisionnel en 2017 pour atteindre 270 000€ , et vous prévoyez la même somme en 2018. Alors même que nous étions aux alentours de 235 000€ en 2016 et en 2015 ! QUID des économies d’électricité ? De l’extinction de l’éclairage, au moins, partiellement, la nuit ? Comment le comprendre lorsqu’on nous apprend par ailleurs le développement de l’éclairage par LED ?

Le Maire se contente d’indiquer un changement de contrat de maintenance et une augmentation des consommations d’électricité à surveiller.

eau et assainissement : (en 2015 : en 2016 : 159 000€)augmentation de 20 000€ par rapport au budget primitif pour atteindre 163 000€ ? et vous prévoyez encore une hausse de 10 000€ en 2018 ?

M. Guilhot confirme les chiffres 2015, 2016. C’est tout.

-même remarque pour les « catalogues et imprimés » passant de 27k€ en 2016 à 54k€ en 2018 soit une augmentation de 100%.

fêtes et cérémonies. En 2016, cette ligne était à 49 k€, en 2017, l’effet tour de France y est sûrement pour quelque chose, nous sommes passés à 187 k€, mais le plus étonnant, c’est qu’en 2018 cette ligne reste à un niveau très élevée : 159 k€. Le tour de France repasserait-il en 2018 ?

Aucune réponse. Le Maire finit par m’indiquer que, pour des questions aussi pointilleuses, il s’agit de les adresser par écrit auparavant, notamment en commission finances. Il faut parler « des grandes masses ».

Je lui réponds que nous ne disposions pas des documents en commission finances !Cela signifie que les conseilles municipaux n’ont aucun moyen de poser les vraies questions sur les détails du budget.

Du côté des recettes, je note des dotations en hausse, avec une perspective plus stable et par ailleurs, vous évoquez vous-même des demandes de subvention en cours à hauteur de 1,7M€.

Désaccord avec les investissements :

-vidéosurveillance : je vous conseille à ce sujet l’excellent ouvrage « vous êtes filmés » de Laurent Muchelli, directeur de recherche au CNRS, dans lequel il décrit la vidéosurveillance comme un grand bluff inefficace et dispendieux d’argent public ;

-étude au jardin Henri Vinay : 75 000€ d’honoraires pour quoi ? Je constate que les travaux dans ce jardin sont chiffrés à 100 000€ soit un montant très proches des études réalisés. Tout ça pour ça ?

Ajoutant à ces remarques, l’ensemble des désaccords exprimés dans les rapports au sein des différents conseils, dernièrement sur la cuisine centrale, je m’exprimerai résolument contre le compte administratif 2017 et contre le budget primitif 2018.

Vous maintenez artificiellement des taux d’imposition trop haut, alors que votre majorité les a fortement augmenté à partir de 2008.

Par ailleurs, la dette reste à un niveau proche de 21M€ proche de celui de 2008, alors que dans le même temps, les compétences de la ville ont diminué.

Le Maire prétend qu’un seul chiffre est important ; la capacité d’autofinancement, je rétorque que derrière les chiffres, c’est la qualité de vie l’essentielle.

R45 : compte administratif cuisine centrale (CONTRE)

Compte-tenu des observations faites à l’occasion du vote sur les tarifs, je vote contre ce budget. C’est à la collectivité de porter l’intégralité du déséquilibre de fonctionnement, pas aux familles.La dotation d’équilibre de la ville à la cuisine centrale devrait prendre en charge la totalité du déficit.

R47 : Compte administratif 2017 : (CONTRE)

R 57 : taux d’imposition (CONTRE)

R58 : budget primitif 2018 : CONTRE

 

QUESTIONS DIVERSES :

QUESTION N°1 : baromètre des villes cyclables (Laurent JOHANNY)

2,03 sur 6 ce n’est pas une mauvaise note, c’est une note très insuffisante. C’est pourtant le résultat obtenu par notre Ville dans le questionnaire de la fédération française des usagers de la bicyclette. 

Ainsi, la politique de votre majorité est clairement montrée du doigt avec la note de 1,6 / 6 obtenue pour l’affirmation : la mairie est à l’écoute des besoins des usager du vélo. Autant dire que votre majorité ne l’est pas. 

1,4/6 pour la qualité des infrastructures dédiées au vélo.

1,8 / 6 pour la sécurité des cyclistes en général.

A ceux qui préfèrent toujours regarder le verre à moitié plein, ajoutons que le seul sujet sur lequel notre ville se distingue, c’est pour la fréquence des vols de vélos.

Le diagnostic est clair, implacable. 

Le Puy-en-Velay, ville ayant accueilli le tour de France cycliste l’an dernier accuse un retard de plus en plus criant avec des villes comparables. Notons ainsi, que ces résultats, nous classent bon dernier de notre grande région Auvergne-Rhône-Alpes !

Depuis le début de cette mandature, nous intervenons quasiment à tous les conseils municipaux sur des questions relatives au déplacement. Toutes nos propositions, remarques sont systématiquement refusées. 

Nous les réitérons car une évidence s’impose : sans intégrer ces enjeux, notre ville, et plus particulièrement son centre, restera empêtré dans des difficultés de circulation d’un autre âge. En attendant une mise à plat sérieuse des sujets de déplacements au sein d’une commission de travail, nous formulons plusieurs vœux, peu coûteux, qui peuvent avoir des effets immédiats :

-à chaque réfection de voies, intégrer systématiquement, la réflexion sur l’instauration de voies dédiées aux déplacements doux et en débattre en commission ;

-étendre l’autorisation du »tourne-à-droite » pour les vélos aux feux rouges ;

-renforcer la signalétique

-pour tordre le coup aux excuses, dont beaucoup abusent, selon lesquelles le relief local interdirait le vélo : établir, ensemble une cartographie des axes à aménager en urgence, notamment ceux qui permettent une liaison inter-communale en zone à faible pente.

êtes-vous prêts à prendre ces engagements pour une application immédiate ?

Le Maire caricature mes propos. D’après lui, l’étude précise elle-même que le climat (il comprend par là, le relief, sûrement) ne serait naturellement pas favorable au vélo. Il a déjà annoncé des projets d’aménagement : la majorité ferait d’après lui, beaucoup d’efforts.

Question N°2 : cimetière du Puy-en-Velay (Didier Allibert)

Le Cimetière de la Ville du Puy ne possède qu’un seul accès, situé dans sa partie haute Rue Henri POURRAT. Aménagé en terrasses successives compte tenu de la topographie, l’accès aux allées situées dans la partie la plus basse et la plus éloignée en est rendu difficile. Or, le cimetière est également bordé par le Chemin de St Sébastien et par le Chemin de la Pinède a sont point altimétrique le plus bas.

Il serait très facile de créer un accès au carrefour de ces deux voies, au niveau de l’allée 34. De surcroît, un parc de stationnement existe à proximité immédiate, Boulevard de Cluny.

Cet aménagement serait d’un coût modique et rendrait un service intéressant et pratique, son contrôle et son automatisation en ouverture et fermeture ne semble pas non plus être difficiles.

Accéderez-vous à cette demande formulée par de nombreux habitants de la Ville et d’ailleurs soucieux d’honorer les mannes de leurs défunt(e)s ?

 

Réponse de M. Robert : nous avions envisagé une telle ouverture mais ce n’est pas prévu pour l’instant.

Je signe aujourd’hui la tribune : « Pourquoi nous quittons le #PS  » #HauteLoire et m’engage pour l’alternative, à gauche !

Voici notre tribune :

Pourquoi nous quittons le Parti Socialiste.

Le PS ne change pas : il se condamne à mourir.

Longtemps pour certains d’entre nous, nous avons milité au sein du PS, qui était le pivot de l’union des gauches et de l’écologie. En 2012, après avoir emporté les élections présidentielles, les socialistes étaient majoritaires à l’Assemblée, au Sénat, dans les régions, les départements, les grandes villes. Cette conjonction idéale pouvait devenir l’occasion historique de réaliser l’espérance de nos électeurs, sans entrave.

Cinq années de présidence de François Hollande, piétinant nos valeurs fondamentales sociales et économiques, ont conduit à une défaite sans précédent de la gauche. Pire, les décisions qu’il a prises ont non seulement préparé la victoire d’Emmanuel Macron, mais aussi anticipé toutes les mesures de régression sociale mises en place aujourd’hui. Considérant que l’acceptation des inégalités profiterait in fine aux travailleurs, adoptant ainsi le dérisoire dogme libéral d’un prétendu « ruissellement », le parti socialiste et ses dirigeants ont tourné le dos à notre histoire, en cassant les conquêtes sociales pour les profits des grosses entreprises et l’augmentation des dividendes des actionnaires. Également incompréhensible et inacceptable, le projet de destitution de la nationalité française, envisagée un temps, par calcul politicien, a été le signe du renoncement moral définitif.

Pendant 5 ans, aux côtés de certains députés, minoritaires mais loyaux vis-à-vis de nos électeurs, nous avons tiré la sonnette d’alarme, tant à l’assemblée que dans le parti, rappelé sans relâche les engagements pris par François Hollande, mais sans résultat.

Lors des dernières élections présidentielles, nous avons vu nombre de responsables socialistes trahir honteusement leur parole, ne respectant pas le choix des femmes et des hommes de gauche ayant participé à la primaire, qui avaient, à une large majorité, désigné Benoît Hamon comme notre candidat, confirmant nos jugements et actions au sein du PS contre cette politique. Il en est même qui ont fait ouvertement campagne contre le projet de notre candidat, sans que le parti s’en désolidarise officiellement.

Les électeurs nous ont abandonnés, en masse, comme les militants. Le Parti Socialiste est passé de 150 000 adhérents à moins de 40 000. Le résultat du vote récent pour le Congrès du Parti Socialiste est clair. C’est, pour les trois quarts des votants, la continuité, sans tirer le bilan des dérives passées. Si nous avons observé avec intérêt les idées portées par Emmanuel Maurel dernièrement, son score dit bien la sclérose de l’appareil du parti. En Haute-Loire, le score « poutinien » de Stéphane Le Foll démontre l’absence totale de remise en cause de la tête de la fédération et, pire, sa compatibilité avec la politique menée par Macron.

La rénovation du PS est ratée, ce qui oblige à reconstruire la gauche à l’extérieur. Certains de nos camarades ont choisi de continuer le combat à l’intérieur du PS, et nous respectons leur choix, en espérant nous retrouver un jour prochain. Nous sommes convaincus que seule une gauche fidèle à son histoire de lutte contre les inégalités et contre un capitalisme qui ravage tout, des acquis sociaux à notre environnement, seule une gauche rassemblée nous permettra de conquérir à nouveau le pouvoir, pas pour lui-même, mais pour répondre aux aspirations de nos concitoyens.

Nous avons donc logiquement décidé de quitter le Parti Socialiste, ce qui n’est pas sans quelques déchirements, et de nous consacrer à la refondation d’une gauche unie, progressiste, prête à affronter les défis de ce vingt-et-unième siècle, en ayant analysé le passé, la réalité du monde actuel. Nous avons toujours le projet de construire une société plus juste, plus solidaire, plus humaine, pour assurer des conditions décentes de vie pour toutes et tous, et en répondant aux questions énergétiques et environnementales.

Comme nous le faisions hier à l’intérieur du PS, nous continuerons à participer à toutes les initiatives d’échanges, d’actions, de construction, en s’efforçant de dépasser les stériles combats d’appareils.

La question centrale n’est pas de savoir qui apparaîtra sur l’affiche, mais bien d’élaborer les bases d’une offensive collective, constructive, imaginative, face à la destruction massive des conquis sociaux et des droits démocratiques et aux enjeux sociétaux de demain.

 

Les 30 premiers militants de Haute-Loire signant cette déclaration :

Arlette ARNAUD-LANDAU

Sylvie BERODIAS

Clémence BOREL

Christian BOURQUARD

Sabine CHIROL

Franck CORTESE

Annie COSTE

Irène DUFEUTRELLE

Jacques FLOQUET

Françoise GIVERS

GenevièveGROLLEAU

Agnès HAY

Laurent JOHANNY

Christian LAFOND

Didier LUCE

Jean-Pierre MAHAIE

Jean-PaulMAISONNIAL

Sarah MARCON

Sébastien MARCON

Martine PIERRON

Gaston RAVEYRE

Michèle ROBERT

Michel ROCHE

GérardROQUEPLAN

Fernand ROSIER

Andrée ROUSSEL

Catherine TEYSSONNEYRE

Raymond VACHERON

Paul VALETTE

Emmanuel WIEDERHOLD