1ère étape barrage à #LePen et tout de suite : unité de la gauche alternative ! #hauteloire

Voici le communiqué des citoyens engagés-ées dans la campagne de Benoît Hamon :
Appel : barrage à l’extrême -droite et unité à gauche !

Nous, citoyens-nes engagés-ées dans la campagne de Benoît Hamon, socialistes, écologistes et non-encarté-ées, ne nous résignons face à l’extrême-droite au porte du pouvoir. Marine Le Pen présidente, ce serait une confiscation des droits démocratiques, le glissement vers l’autoritarisme, la négation de tout projet européen avec notamment la fin des subventions de la PAC pour nos agriculteurs, un recul sans précédent pour la protection sociale de tous les salariés…. Sans tergiversation, nous appelons à lui faire barrage en votant Macron le 7 mai prochain pour faire gagner la République et la démocratie.
Dès le 8 mai, nous appelons la gauche à la responsabilité pour construire une force alternative à l’assemblée nationale. En Haute-Loire comme partout en France, ne reproduisons pas les erreurs de la présidentielle ! Unissons nos forces pour ne pas laisser croire que le libéralisme à tout crin serait la seule voie. Remettons au centre des débats les question des salaires, de la redistribution des richesses, de la protection sociale et environnementale,….
Ensemble, allons plus loin dans le cadre de candidatures communes !

Faire battre le cœur de la France et de la Haute-Loire ! #Hamon2017 #hauteloire

Largement en tête du premier tour de la primaire de la gauche et des écologistes, Benoît Hamon se voit ainsi récompensé pour une campagne sérieuse et volontariste. En portant au devant des Français des projets ambitieux, il a su montrer une voie d’espérance en assumant des convictions clairement socialistes et écologistes.

Ce soir, son discours de rassemblement tranche avec l’agressivité de Manuel Valls. L’avenir de la gauche et de la France ne peut se jouer à coups de menton. La politique économique et sociale conduite par Valls-Macron est très clairement sanctionnée ce soir.

La gauche réaliste est celle qui regarde la vérité en face, sans courber l’échine, en traçant une nouvelle voie, pas celle de la résignation d’un social-libéralisme qui sème le désespoir.

En Haute-Loire, les résultats désavouent une fédération qui se targuait, il y a quelques jours encore, d’avoir 80% de militants derrière Manuel Valls. Clairement, c’est un désaveu sévère infligé aux dirigeants de la fédération.

Résultats sur les 4 bureaux du Puy-en-Velay :

HAMON 189

VALLS 130

MONTEBOURG 67

PEILLON 39

PINEL 8

DE RUGY 14

BENHAMIAS 11

Résultats en Haute-Loire : 

HAMON 37,3%

VALLS 31,4%

MONTEBOURG 18,6%

PEILLON 5,7%

DE RUGY 3,7%

PINEL 1,9%

BENHAMIAS 1,3 %

Dimanche prochain, amplifions encore la mobilisation pour le renouveau politique et l’ambition écologique et sociale. 

Je soutiens #Hamon2017 : programme de transformation et unité de la #gauche #primaire @RCFHauteLoire

Dans le cadre de l’émission « L »instant politique » diffusée aujourd’hui 5 janvier sur RCF Haute-Loire, j’annonce mon soutien à la candidature de Benoît Hamon pour la primaire de gauche des 22 et 29 janvier. 

https://rcf.fr/actualite/politique/laurent-johanny-derriere-benoit-hamon-pour-la-primaire-du-ps

Fort de son expérience et après plusieurs mois de travail, il a su forger un programme de vérité où la volonté politique prédomine. Les défis qui se présentent à nous, qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux, nécessitent des transformations profondes.

Au sein d’un programme riche, les premières mesures les plus emblématiques mettent l’accent sur l’adaptation de notre économie à la transition énergétique, le renforcement de notre protection sociale  à travers de nouvelles contributions sur l’automatisation, une lutte acharnée contre la fraude fiscale,  la réorientation européenne à travers un grand programme d’investissements,…

Assumant clairement son identité politique, il a déjà annoncé qu’au lendemain de son hypothétique victoire le 29 janvier, il entreprendrait des rencontres avec la gauche dans toute sa diversité, seule possibilité de tordre le cou au cataclysme annoncé d’un scénario de 2e tour Fillon / Le Pen qui mènerait quelle qu’en soit l’issue à une régression majeure pour notre pays. 

D’ici le 22 janvier, je mènerai campagne pour promouvoir son programme avec tant de propositions encore à découvrir !

 

nos réactions / scrutin interne #PS candidatures #législatives #hauteloire

Les résultats de ces élections internes au parti socialiste laissent apparaître une diminution massive du nombre de militants en Haute-Loire. Avec officiellement 249 votants sur 335 inscrits, ce vote est symptomatique d’un désespoir des socialistes qui ne cautionnent plus la direction départementale.  Le suivisme aveugle du premier secrétaire fédéral, M. Chapaveire, vis-à-vis de la politique conduite par M. Valls tue notre parti. à petit feu et nous nous y refusons. D’aucuns lui feront remarquer qu’il n’a pourtant pas osé se représenter cette fois-ci, préférant envoyer ses amis dans une bataille qu’il pense perdue d’avance.
Comment accepter qu’un des candidats (sur un binôme non mixte), signe la charte d’engagement aux valeurs de la droite lors de son vote à sa primaire ?
A cette volonté de démolir le PS, s’ajoutent des pratiques opaques inacceptables. On retiendra par exemple que le taux de participation est étrangement beaucoup plus fort sur le Brivadois que sur le reste du département. (78% sur la 2e circonscription, 65% sur la première. Le Brivadois représenterait, selon ces chiffres, 75% des votants !). De même, à 22H09 le soir du scrutin, est affiché sur l’écran de l’ordinateur de la fédération au Puy-en-Velay le résultat du vote sur Brioude avec 97 votants pour un scrutin clôt à 22H ! 
Par conséquent, nous contestons formellement ces résultats auprès des instances nationales aussi bien sur la forme (absence d’isoloirs, aucun débat, …) que sur les résultats.

La participation la plus massive aux primaires citoyennes des 22 et 29 janvier est nécessaire. Elles donneront lieu à des débats fondamentaux sur les idées, les projets. Quant à ceux qui se refusent à y participer, ils se réfugient dans une stratégie politicienne qui nous conduit à l’abîme. Parce qu’ils s’inscrivent déjà dans la défaite de la gauche en 2017, parce qu’ils ne sont là que pour comptabiliser leurs soutiens pour 2022, Macron comme Mélenchon, s’ils persistent, seraient les grands responsables d’un 2nd tour apocalyptique Fillon-Le Pen. 
Ni résignés, ni revanchards mais lucides sur les renoncements de l’exécutif, conscients des dangers de l’extrême droite, opposés catégoriquement au programme ultra-libéral de M. Fillon (destruction de la sécurité sociale, jusqu’à 48H hebdomadaires,…), nous poursuivrons sans relâche notre militantisme pour l’unité d’une gauche alternative à  travers des initiatives en ce sens dans les semaines à venir. 

Sabine CHIROL
Agnès HAY
Laurent JOHANNY
Raymond VACHERON

« #Loitravail » : pas en notre nom ! #PS #hauteloire

Communiqué de socialistes de Haute-Loire :

Loi « travail » : pas en notre nom !


Alors que le gouvernement s’entête dans la rédaction de la loi « travail », nous, socialistes de Haute-Loire, rejetons ce texte et soutenons les mobilisations à son encontre.

Si aucune étude n’établit de lien entre la facilité de licencier et le taux de chômage, cet avant-projet en fait pourtant l’alpha et l’oméga. Tous les pays voisins qui ont engagé une telle contre-réforme ont vu leurs taux de précarité et de pauvreté exploser : Allemagne, Italie, Royaume-Uni… Inefficace économiquement et clairement d’inspiration libérale, ce texte remet gravement en cause le droit du travail et les conquêtes acquises au cours de l’histoire en opposant les salariés et les sans-emplois. L’inversion de la hiérarchie des normes (la loi n’assurera plus les droits minimaux) et l’encouragement à recourir aux heures supplémentaires (possibilité d’une majoration de seulement 10% au lieu de 25 ou 50% actuellement) plutôt qu’à l’embauche sont autant d’épouvantails intolérables qui ne doivent cependant pas cacher d’autres mesures plus insidieuses tout autant inacceptables, telles celles qui affaiblissent l’inspection et la médecine du travail. Sous prétexte de réinvestir les expériences nordiques en terme de « flexi-sécurité », le gouvernement organise la flexibilité sans assurer la sécurité qui passerait évidemment par l’organisation d’une formation continue performante et d’indemnités chômage renforcées comme c’est le cas au Danemark. L’alibi que constitue un recours accru au dialogue social est un leurre qui cache un pouvoir supplémentaire accordé aux entreprises et leurs patrons aux dépens de la protection des salariés.

Depuis 2012, les concessions aveugles au MEDEF et les reniements de nos valeurs s’enchaînent. Les socialistes que nous sommes ne peuvent accepter ce nouveau recul et s’inscrivent dans la nécessité de rassembler les citoyens autour d’objectifs communs. Nous ne laisserons pas dévoyer nos valeurs et notre nom par cette rupture idéologique contre laquelle notre parti dans son ensemble se serait élevé d’une seule voix il y a 5 ans.
Être
 de gauche, de tout temps, c’est être auprès des plus faibles de France ou d’ailleurs, c’est se battre pour des avancées sociales, conquises de haute lutte ou mis en place par des gouvernements socialistes, c’est vouloir le progrès social et non rêver de devenir milliardaire. Ceci n’est ni passéiste ni archaïque. C’est le généreux et éternel moteur de nos actions.


En Haute-Loire, nous formons aujourd’hui le collectif des « Socialistes à gauche 43 ». Nos valeurs sont celles du progrès social, du partage, qui mettent l’humain au centre de nos décisions, c’est pourquoi nous invitons nos camarades à nous contacter sur 
socialistesagauche43@gmail.com. Dans les semaines à venir, nous proposerons des initiatives de débat et participerons aux mobilisations.

Pour le collectif, les premiers signataires :

Laurent Johanny (Le Puy-en-Velay) ; Agnès Hay (Yssingeaux) ; Gérard Fraquier (Costaros) ; Michel Roche (Langeac) ; Arlette Arnaud-Landau (Le Puy-en-Velay) ; Christian Lafond (Vorey) ; Geneviève Grolleau (Beaux) ;  Christian Bourquard (Le Puy-en-Velay) ; Fernand Rosier (Yssingeaux) ; Sabine Chirol (Le Puy-en-Velay) ; Louis Valentin (Chadrac) ; Raymond Vacheron (Brioude) ; Annie Coste (Le Puy-en-Velay) ; Georges Perret (Saint Maurice de Lignon) ; Franck Cortese (Le Puy-en-Velay)…

L’extension du travail du dimanche n’est pas notre choix de société.

Communiqué de « Vive la gauche » du parti socialiste, issu de « l’appel des 100 »

L’extension du travail du dimanche n’est pas notre choix de société.

Le projet de loi présenté aujourd’hui confirme les inquiétudes du collectif « Vive la gauche ! ». C’est une erreur économique et un choix de société qui n’est pas le nôtre.

Le texte prévoit une déréglementation d’ampleur du travail dominical, en autorisant notamment le passage de 5 à 12 dimanches travaillés, à la discrétion des maires et sans volontariat des salariés. Le projet de loi étend également les territoires dans lesquels le principe du repos dominical ne s’applique plus.

De nombreuses études ont démontré que ces mesures n’auront pas d’impact économique positif sur la croissance et l’emploi. Le porte-monnaie des Français, déjà très affecté par la stagnation du pouvoir d’achat, ne va pas s’élargir pour consommer le dimanche. Des emplois en grand nombre seront détruits dans des commerces de proximité.

L’absence prévisible de résultats économiques ne justifie donc pas de sacrifier le bien-être des salariés et de leur famille. Qui peut croire, dans la période de fort chômage et de panne du pouvoir d’achat que nous connaissons, qu’un salarié, même théoriquement protégé par le volontariat, pourra refuser de travailler un dimanche si son employeur le lui demande ? Par ailleurs, travailler obligatoirement douze dimanche par an – c’est-à-dire un dimanche par mois –, n’est plus une exception acceptable, c’est un bouleversement des rythmes sociaux et familiaux.

Nous nous opposons à l’idée que la « modernité » passerait nécessairement par la remise en cause de progrès obtenus au prix de longs combats collectifs. N’oublions pas que la loi instaurant le principe du repos dominical fut instaurée dès 1906.

La généralisation du travail dominical n’a plus aucun rapport avec nos engagements de 2012 ni avec les combats parlementaires de 2009 pourtant très explicites dans  leur refus de l’hyperconsommation. Il est essentiel de préserver un temps personnel et non marchand dédié à l’épanouissement individuel et familial sous toutes ses formes.

Au Parlement, « Vive la gauche ! » s’opposera à ce texte, et si nécessaire, n’hésitera pas à voter « contre ».

Charte mise au vote des militants #PS #EGPS : ma position

En septembre dernier, notre 1er secrétaire par interim Jean-Christophe Cambadélis annonçait le lancement des « états généraux du PS ». Ce moment fort avait pour but officiel de réécrire « la carte d’identité du parti ». Dénonçant cette annonce qui n’était alors qu’une diversion par rapport à la contestation de la politique gouvernementale, j’avais pourtant soutenu une participation active aux débats des états généraux en vertu du débat que cela pouvait susciter en interne. Les militants de notre section se sont mobilisés : lecture, débats, rédactions de contributions …. En effet, ces dernières devaient être toutes relues, retravaillées pour rédiger un texte national fixant dans le marbre les orientations du parti socialiste.

A la lecture de ce texte (enfin reçu alors que le vote est mercredi), force est de constater qu’il s’agit d’une soupe bien fade dans laquelle les objectifs consensuels (qui peut être contre « une société du bien vivre » p.20 ?) s’joutent les uns aux autres.

Quelques exemples :

p. 14 « Un traité social européen organisant des convergences sociales vers le haut, en particulier dans la perspective d’un salaire minium européen, et l’harmonisation progressive de la fiscalité doivent compléter la coordination budgétaire. » PAS UN MOT SUR LE TSCG POURTANT VALIDE SANS RENEGOCIATION. PAS UN MOT SUR LES DESORMAIS CELEBRES 3%.

p. 16 « Nous réaffirmons, parmi les fondamentaux d’une politique de gauche, l’objectif du plein emploi, qui permet (…), par l’amélioration des conditions du travail (organisation, répartition, accès) et par l’augmentation des bas salaires. Cela suppose que les droits des salariés soient renforcés dans l’entreprise et que le droit du travail les protège. » MAIS PAS UN MOT SUR LE CODE DU TRAVAIL AUJOURD’HUI MIS A MAL PAR MACRON ET SON PROJET DE LOI. PAS UN MOT SUR LE TRAVAIL DU DIMANCHE QUI DOIT RESTE L’EXCEPTION TOUT EN GARANTISSANT UN TAUX HORAIRE ELEVE A CEUX QUI LE SUBISSENT.

P.18 « Nous sommes profondément attachés à l’impôt citoyen, progressif et redistributif, contribution de chacun à l’effort collectif et à la solidarité nationale ». MAIS PAS UN MOT SUR LA REFORME FISCALE D’AMPLEUR QUI PERMETTRAIT DE RENOUER AVEC LA PROGRESSIVITE DE L’IMPÖT AUJOURD’HUI PERDUE.

p.22″ Une démocratie rendue plus représentative y aide, avec des institutions rééquilibrées en faveur du droit d’initiative et de contrôle du parlement, une part de proportionnelle à l’Assemblée, la parité effective, la diversité des origines et de parcours respectée, le non cumul des mandats couplé à un véritable statut de l’élu, le référendum d’initiative populaire facilité. » MAIS AUCUNE PRECISION SUR LE STATUT DE L’ELU, SUR LE NON CUMUL DES MANDATS DANS LE TEMPS….

Bref, ce texte n’est pas à la hauteur ni des objectifs fixés, ni de mes attentes. Il entretient suffisamment le flou pour que le statu quo persiste. En l’état, ce texte est compatible avec la politique actuellement menée et ceci ne me convainc pas !

Ce mercredi 3 décembre, je voterai CONTRE cette charte. Le vrai débat s’ouvrira lors de notre congrès. 

Rencontre des socialistes de Rhône-Alpes-Auvergne, samedi 29/11 à Dardilly (69)

à l’initiative de René Souchon et de Jean-Jack Queyranne, les secrétaires de section ainsi que les premiers fédéraux étaient réunis autour des conseillers régionaux d’Auvergne et de Rhône-Alpes. Après les prises de parole des 2 présidents pour rappeler les enjeux, les espoirs et les craintes suscités par l’union de nos régions, une large place fut laissée aux secrétaires de section pour les interroger, les interpeller,…Rencontre PS Auvergne-Rhône Alpes

Pour ma part, je suis intervenu pour souligner la diversité des territoires au sein de cette grande région et les problématiques liées aux zones de montagne telles que la Haute-Loire avec notamment les difficultés de la couverture mobile à l’heure où les zones urbaines réclament rapidement la couverture en fibre optique. J’ai tenu à souligner l’importance de répondre aux attentes quotidiennes des habitants (emploi, transport, logement,…) en laissant de côté les discours technocratiques, trop souvent de mise.

Excellente journée où les discussions ont permis de mieux nous connaître pour construire, ensemble, l’avenir.

Les contributions de la section #ps #lepuyenvelay pour les #egps

1/ Sommes-nous toujours le parti du salariat ? Ou plutôt : souhaitons-nous redevenir le parti du salariat ?

C’est avéré dans les urnes : le parti socialiste s’est coupé du salariat. En apportant aucune avancée réelle depuis 2 ans et demi, comment pourrait-il en être autrement ? Ces états généraux doivent ainsi préciser notre volonté : voulons-nous une réorientation vers notre base ?

Les dernières annonces semblent bien malheureusement montré que le choix de nos dirigeants est tout autre. Affirmons haut et fort que ce sont les salariés qui construisent la richesse des entreprises, la revalorisation des bas salaires susceptibles de faire redécoller la demande intérieure n’est pas un tabou ! Dans la richesse nationale, la part du capital n’a cessé d’augmenter au détriment des revenus du travail : notre parti, socialiste, doit s’engager à rediriger les bénéfices vers le salaire et non vers les dividendes.

2/ Le monde de la finance est-il toujours notre adversaire ?

Le discours de notre premier ministre devant la city à Londres a confirmé l’enterrement dans les règles du discours du Bourget. Et pourtant, les militants ont-ils mis de côté tous leurs arguments de 2012 à ce sujet ? Le mur de l’argent s’abat sur notre gouvernement, avec un allié de poids : la commission européenne. Le dogme des 3% semble être la seule jauge à respecter mais soyons lucides : cet absurdité est une pression du monde de la finance ! Notre parti se doit de réaffirmer que la rente est l’ennemi de la production des richesses et encore plus de leur répartition. A ce sujet, la réforme fiscale ne peut plus attendre : nous devons mettre en débat son application : l’urgence est là ! Elle est le levier de la justice fiscale que nous appelons de nos vœux.

3/ La transition énergétique : urgences environnementale et économique à l’échelle de l’Europe

La crise économique profonde que nous traversons depuis plus de 30 ans remet en cause les fondements de notre croissance passée. Seule l’aide stratégique de l’état et des collectivités locales peut accompagner et amplifier les changements nécessaires pour « décarboner » notre économie et la convertir. Le gisement d’emplois est immense, c’est un levier fondamental pour renouer avec le progrès et l’emploi. L’orthodoxie budgétaire, dans la seule quête de l’immédiateté, nous empêche toute politique ambitieuse en la matière : la France doit porter une politique volontariste auprès de nos partenaires pour qu’au niveau européen naisse un élan, capable d’entraîner notre continent vers une croissance propre. Les dernières avancés européennes sont salutaires mais que de temps perdu ! Le parti socialiste doit désormais intégrer à son corpus idéologique le fait que la transition énergétique est une chance pour notre économie : l’éco-socialisme est d’avenir !

4/ La crise institutionnelle et morale

Devant la défiance des Français envers nos politiques, face au populisme de l’extrême-droite qui les accuse de tous les maux mais dont les élus sont proportionnellement les plus corrompus, notre parti doit non seulement exiger un comportement exemplaire mais refonder totalement le lien qu’ils entretiennent avec les citoyens. Il ne s’agit pas pour autant de les accuser de tous les maux, mais bien de redonner les lettres de noblesse à des élus majoritairement dévoués à leurs responsabilités. Pour empêcher que nos élus ne deviennent sur leur secteur de véritables roitelets professionnels de la politique et déconnectés de la vie réelle, pour ramener les Français vers les urnes, il faut redonner confiance en commençant par respecter les engagements pris devant les militants du parti socialiste puis devant l’ensemble des citoyens.

Pour remplir ces objectifs, des mesures indispensables s’imposent à nous :

-après son application stricte pour tous les parlementaires, élargir le non-cumul des mandats à tous les membres d’exécutifs ;

-limiter le nombre de mandats dans le temps ;

-interdire l’embauche de membres de la famille dans le personnel de l’élu ;

-réduire le nombre d’élus en s’engageant dans une réflexion poussée sur la réforme territoriale ;

-définir un vrai statut de l’élu : facilitant l’accès aux responsabilités des salariés du privé sous-représentés aujourd’hui ;

-supprimer totalement la réserve parlementaire, devenu un outil de clientélisme pour les barons locaux.

Etats généraux : mon intervention dans le département #EG #PS #HauteLoire

Statutairement, les militants ont droit à un congrès. Le premier secrétaire par intérim nous annonce des états généraux pour redéfinir la carte d’identité du parti socialiste : pourquoi pas ? Certains voudraient voir dans ses états généraux l’occasion d’un affrontement entre les traditionnelles ailes droite et gauche du parti : je crois qu’ils se trompent profondément. Nous devons nous transcender, nous dépasser, pour nous rassembler autour de nos valeurs.

Alors social-libéralisme ou social-démocratie ?

Les primaires de 2012 ont semble-t-il fixer la donne reléguant la première à 5%. Le cap a été fixé par des primaires qui ont historiquement rencontré un franc succès : nul besoin de revenir sur ce débat.

Des militants déboussolés

Face aux choix libéraux de notre gouvernement, notre parti est aujourd’hui déchiré.

Quand le programme présidentiel de 2012 permettait de rassembler nos forces, j’ose dire « de faire synthèse » des différents courants, la ligne mise en œuvre depuis nous divise pire, elle remet en cause l’identité même du parti. Le vocabulaire de nos dirigeants a changé. Selon eux, les cotisations seraient devenues des charges qu’il s’agirait de transférer, voire de supprimer ; le droit du travail se serait transformé en un épouvantail ; les chômeurs en des profiteurs ;…. Copiant ainsi le discours traditionnellement réservé à la droite, les socialistes dans leur ensemble ont des raisons d’être déconcertés.

Les militants sont déboussolés, non par la défaite aux élections municipales, mais bien par la politique menée, qui ne correspond en rien aux propositions de 2012. Par le passé, nous avons réussi à nous rassembler pour porter notre candidat d’alors à l’Elysée. Le programme de 2012 débattu, construit par les militants, puis approprié, présenté, défendu par les mêmes auprès des citoyens est la base de notre unité, il s’agit d’une base solide pour nous reconstruire. J’entends dire que ce programme a été construit sur des non-dits, des mensonges, des consensus de circonstances mais sans réalisme : quel mépris pour nous, les militants. Le premier des sujets à mettre à l’ordre du jour des états généraux est la place des militants dans le parti.

Pour moi, ces états généraux doivent être l’occasion d’interroger le fondement même de l’existence de notre parti sur 4 sujets majeurs :

1/ Sommes-nous toujours le parti du salariat ? Ou plutôt : souhaitons-nous redevenir le parti du salariat ?

C’est avéré dans les urnes : le parti socialiste s’est coupé du salariat. En apportant aucune avancée réelle depuis 2ans et demi, comment pourrait-il en être autrement ? Ces états généraux doivent ainsi préciser notre volonté : voulons-nous une réorientation vers notre base ?

Les dernières annonces semblent bien malheureusement montré que le choix de nos dirigeants est tout autre. Affirmons haut et fort que ce sont les salariés qui construisent la richesse des entreprises, la revalorisation des bas salaires susceptible de faire redécoller la demande intérieure n’est pas un tabou ! Dans la richesse nationale, la part du capital n’a cessé d’augmenter au détriment des revenus du travail : notre parti, socialiste, doit s’engager pour réorienter les bénéfices vers les salariés, et non vers les dividendes.

2/ Le monde de la finance est-il toujours notre ennemi ?

Le discours de notre premier ministre devant la city à Londres a confirmé l’enterrement dans les règles du discours du Bourget. Et pourtant, les militants ont-ils mis de côté tous leurs arguments de 2012 à ce sujet ? Le mur de l’argent s’abat sur notre gouvernement, avec un allié de poids : la commission européenne. Le dogme des 3% semble être la seule jauge à respecter mais soyons lucides : cet absurdité est une pression du monde de la finance ! Notre parti se doit de réaffirmer que la rente est l’ennemi de la production des richesses et encore plus de leur répartition. A ce sujet, la réforme fiscale ne peut plus attendre : nous devons mettre en débat son application : l’urgence est là ! Elle est le levier de la justice fiscale que nous appelons de nos vœux.

3/ La transition énergétique : urgences environnementale et économique à l’échelle de l’Europe

La crise économique profonde que nous traversons depuis plus de 30 ans remet en cause les fondements de notre croissance passée. Seule l’aide stratégique de l’état et des collectivités locales peut accompagner et amplifier les changements nécessaires pour décarboner notre économie. Le gisement d’emplois est immense, c’est un levier fondamental pour renouer avec le progrès et l’emploi. L’orthodoxie budgétaire, dans la seule quête de l’immédiateté, nous empêche toute politique ambitieuse en la matière : la France doit porter une politique volontariste auprès de nos partenaires pour qu’au niveau européen naisse un élan, capable d’entraîner notre continent vers une croissance propre. Les dernières avancés européennes sont salutaires mais que de temps perdu !

4/ Une crise institutionnelle et morale

La rupture est consommée entre les citoyens et le personnel politique. Un renforcement du rôle du parlement (encore faudrait il le respecter) s’avère nécessaire afin d’éviter les travers d’un exécutif trop fort, afin de contre carrer un rythme médiatique effréné qui affaiblit la parole politique. Renouer avec la confiance passe par le respect des engagements pris. Des dispositions constitutionnelles doivent redonner les moyens aux citoyens d’interagir avec le pouvoir.