En #hauteloire : non à la casse du service public ferroviaire ! Cadre unitaire de soutien politique aux cheminots.es #SNCF #appel

Nous nous sommes réunis.es ce matin sur le parvis de la gare du Puy-en-Velay pour appuyer l’appel lancé fin mars 2018 par les organisations politiques nationales dans un cadre unitaire : IMG_8820

Non à la casse du service public ferroviaire !
Pour la défense et le développement de tous les services publics !

Le mouvement unitaire du 22 mars a constitué un beau premier succès en défense du service public. En réponse, le gouvernement apporte pour seule perspective la casse de la SNCF. Elle s’accompagne d’une attaque frontale contre les cheminot-es, la préparation de la privatisation de l’entreprise publique via la mise en concurrence et la fermeture programmée de milliers de kilomètres de voies ferrées.
Depuis trop longtemps, l’abandon progressif du transport de marchandises par train qui s’est traduit par la fermeture de gares de triage et la prime accordée à la route et au transport routier plombe la SNCF et notre environnement. De plus, l’ouverture par E. Macron de lignes de transports par cars au détriment du rail est un non-sens écologique et un mépris pour les personnes à faibles revenus, alors qu’il faudrait plutôt développer des tarifs sociaux SNCF. Nous ne voulons pas du tout-camion qu’accentue ce projet de loi.
Nous voulons au contraire que soit pris le virage de la transition écologique en dynamisant en autre le fret ferroviaire.
La priorité accordée aux grandes lignes TGV donne plus aux territoires les plus riches, et moins aux territoires les moins peuplés. Nous ne voulons pas d’une France où toute l’activité serait concentrée dans quelques grandes métropoles et quelques grands centres financiers, et où la plupart des territoires, des zones rurales, des villes moyennes seraient abandonnés. Nous voulons que soit valorisé et respecté l’ensemble des territoires par la desserte des zones rurales et des villes moyennes. Nous voulons le développement du
réseau ferré avec la réouverture de lignes et de gares de proximité.
Notre pays a donc besoin d’une relance des investissements dans le réseau ferré. L’Etat doit prendre en charge la dette qu’il a fait porter à l’entreprise publique indûment, et accorder des recettes pérennes pour le développement du service public ferroviaire. Il s’agit pour cela de financer les transports vertueux d’un point de vue écologique et de l’égalité du territoire comme le train, plutôt que les transports polluants comme la route et l’aérien doublement subventionnés par l’Etat : de manière directe et indirecte à travers les dépenses de santé et d’adaptation environnementale induites par la pollution.
La mobilisation des cheminot-es et de leurs organisations syndicales est juste et légitime. Nous soutenons totalement leur mouvement de grève, porteur de progrès pour l’ensemble des populations et des territoires.
Leur victoire est essentielle pour le service public, pour un aménagement des territoires équilibré et pour affronter les enjeux environnementaux et énergétiques du 21e siècle.
Elle l’est aussi pour les droits collectifs de tous les salarié-es. Le gouvernement Macron cible le « statut » des cheminot.e.s dans le but de remettre en cause tous les statuts du travail, toutes les conquêtes sociales, dans le secteur privé tout autant que dans les services publics avec par exemple la santé indexée sur la rentabilité et la mise en place de la sélection pour l’entrée à l’université.
En conséquence, nous appelons au retrait immédiat du projet de loi proposé par le gouvernement. Nous soutenons les mobilisations et les grèves décidées par les travailleuses et travailleurs. Nous pensons utile que se développent des collectifs d’usagers sur le territoire, à soutenir les caisses de grève mises en place. Nous appelons à engager un débat démocratique, pour le développement du ferroviaire, de tous les services publics, pour les enjeux environnementaux et sociaux d’aujourd’hui. Nous sommes disponibles pour converger tous ensemble, avec toutes celles-ceux qui le souhaitent, dans des initiatives et manifestations publiques citoyennes à large échelle, localement et nationalement, au service des mobilisations sociales et de la jeunesse.
Clémentine Autain (Députée LFI) ; Eliane Assassi (Sénatrice, présidente du groupe CRCE) ; Marinette Bache (conseillère de Paris, République et Socialisme) ; Ugo Bernalicis (député LFI 😉 Olivier Besancenot ( NPA) ; André Chassaigne (député communiste, président du groupe GDR) ; Pascal Cherki (Génération.s) ; Éric Coquerel (co-coordinateur PG) ; David Cormand (EELV) ; Sybille Fasso ( Gauche démocratique et sociale), Gérard Filoche (Gauche démocratique et sociale) ; Benoit Hamon (Génération.s) ; Lucien Jallamion (République et Socialisme) ; Jean-Yves Lalanne (Gauche démocratique et sociale) ; Pierre Laurent ( secrétaire national du PCF) ; Sarah Legrain (PG) ; Myriam Martin (Porte-parole d’Ensemble !) ; Claire Monod (Génération.s) ; Jean-François Pellissier ( porte-parole d’Ensemble) ; Christian Pierrel (PCOF) ; Christine Poupin (NPA), Philippe Poutou (NPA) ; Hella Kribi Romdhan (Génération.s) ; Simone Sebban (Nouvelle Donne) ; Eric Thouzeau (Gauche démocratique et sociale) ; Marie-Pierre Vieu ( députée européenne membre de la commission transport, groupe PCF-FDG-GUE).
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En Haute-Loire, département rural, les déplacements sont déjà difficiles : peu ou pas de transports en commun, routes mal adaptées et rendues dangereuses avec le transit important de camions ; le transport ferroviaire déjà peu développé a été réduit (abandon du transport marchandises, fermeture de gares …) ou perturbé par des incidents ou des travaux indispensables sur un réseau certes trop vétuste, malgré les investissements importants réalisés par la région « Auvergne » lors des précédentes mandatures. Les voyageurs connaissent bien les aléas du remplacement des trains par les bus. Et la réforme proposée par le gouvernement signerait la fermeture totale de toutes les lignes ferroviaires, de toutes les gares et la suppression de la centaine d’emplois de cheminots restants.
En effet, le rapport Spinetta « sur l’avenir du transport ferroviaire », base de travail pour la réforme portée par la Ministre des transports, Elisabeth Borne, stipule de « recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de compétence : les transports du quotidien en zone urbaine et périurbaine et les dessertes à grande vitesse entre les métropoles ». Or, toutes les lignes d’Auvergne, hormis celle reliant Clermont à Paris sont classées à « faible trafic », elles ne seront plus financées par l’Etat « il est impensable de consacrer 2 milliards d’euros à seulement 2% de la population… ».
C’est l’abandon d’un bien public au nom de la rentabilité, c’est l’augmentation du temps de trajet pour les citoyens, c’est un coût plus élevé, c’est moins de sécurité et plus de pollution avec l’usage du bus et de la voiture, c’est encore plus d’enclavement de la population et l’aggravation des inégalités entre territoires. C’est la fin assurée du service public ferroviaire en Haute-Loire!
En conséquence, en Haute-Loire en accord avec les signataires du texte « Non à la casse du service public ferroviaire ! Pour la défense et le développement de tous les services publics ! » Nous appelons, à participer aux mobilisations et grèves décidées par les cheminots et leurs organisations syndicales, à soutenir financièrement les caisses de grévistes à s’organiser en collectifs d’usagers pour le retrait de ce projet de loi.
Les partis politiques 43 : Ensemble!, Europe Ecologie les verts, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Parti Communiste Français, et les citoyens engagés-ées.

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1ère étape barrage à #LePen et tout de suite : unité de la gauche alternative ! #hauteloire

Voici le communiqué des citoyens engagés-ées dans la campagne de Benoît Hamon :
Appel : barrage à l’extrême -droite et unité à gauche !

Nous, citoyens-nes engagés-ées dans la campagne de Benoît Hamon, socialistes, écologistes et non-encarté-ées, ne nous résignons face à l’extrême-droite au porte du pouvoir. Marine Le Pen présidente, ce serait une confiscation des droits démocratiques, le glissement vers l’autoritarisme, la négation de tout projet européen avec notamment la fin des subventions de la PAC pour nos agriculteurs, un recul sans précédent pour la protection sociale de tous les salariés…. Sans tergiversation, nous appelons à lui faire barrage en votant Macron le 7 mai prochain pour faire gagner la République et la démocratie.
Dès le 8 mai, nous appelons la gauche à la responsabilité pour construire une force alternative à l’assemblée nationale. En Haute-Loire comme partout en France, ne reproduisons pas les erreurs de la présidentielle ! Unissons nos forces pour ne pas laisser croire que le libéralisme à tout crin serait la seule voie. Remettons au centre des débats les question des salaires, de la redistribution des richesses, de la protection sociale et environnementale,….
Ensemble, allons plus loin dans le cadre de candidatures communes !

21 avril 2002 : on remet ça en #2017 ?

Il y a 14 ans, « un coup de tonnerre » résonnait dans la vie politique. Le bon bilan économique et social de l’équipe Jospin n’avait pas suffit. La campagne du premier ministre d’alors ne suscitait pas l’enthousiasme d’une gauche éparpillée et désireuse d’audace, de renouveau.

De nombreux militants, dont je fais partie, débutaient donc leur parcours par ce cataclysme. En 2016, non seulement les leçons n’ont pas été retenues par la gauche (le bilan ne suffit pas), mais l’exécutif choisit délibérément de tourner le dos à ses valeurs en semant le trouble, en confiant au social-libéralisme l’avenir du pays à travers le duo Vals-Macron, en intronisant le flou comme méthode de gouvernance, en organisant la compétition entre ces 2 prétendants, quitte à fouler aux pieds l’image de l’autorité de l’état.

En mars 2016 que faire pour redonner de l’espoir à gauche et éviter un nouveau 21 avril ?

Hollande y répond en tentant de copier la droite. Cette technique de la triangulation, mise en pratique par un certain Tony Blair, n’aurait pour conséquences qu’une précarisation accrue des citoyens, et la mise au placard de la gauche pour de nombreuses années.

Les statuts du PS sont clairs et nets : la primaire est obligatoirement organisée durant l’année précédant l’échéance présidentielle. Pas la panacée ? Effectivement, mais la seule porte de sortie qui permettrait de remettre au centre du débat les idées et la re-mobilisation. Il n’y a pas à tergiverser. Ce ne sont pas les gesticulations politiciennes habituelles du clan Cambadélis, les arrangements d’appareils qui ne représentent plus rien (« le belle alliance populaire » tellement ridicule…)  qui me feront changer d’avis : seule la participation à une primaire la plus large possible pourrait constituer un signal d’espoir démocratique et la possibilité d’un rebond. C’est aujourd’hui le sens de mon engagement.

Entre la douleur et la décence, le silence s’impose, par respect. #chloé #calais

Face au drame inqualifiable subit par la petite Chloé, tout responsable politique devrait s’imposer un temps de réserve. Nécessaire pour respecter le deuil de l’entourage, celui-ci permettrait aussi de s’informer sur le déroulement des faits, avant de réagir mécaniquement, bêtement, et de tomber dans le caniveau de réactions tellement désappropriées dans un tel moment.

Encore une fois, le député-maire du Puy-en-Velay a tenu des propos calomnieux, mensongers, révoltants au sujet de ce crime abject. Pressé de tirer les marrons du feu de cet assassinat, il s’est livré à un exercice dont il est coutumier, celui de la récupération politicienne.

Quelques extraits de M. Wauquiez sur le plateau de BFM le vendredi 17/04 : «  Pourquoi quelqu’un qui devait être reconduit à la frontière et expulsé ne l’a pas été ? « (…) «Cela pose à l’évidence toute la question de la politique de remise de peine et de réductions automatiques de Mme Taubira  » (…) « De toute évidence, la politique du gouvernement est à rebours de nos besoins. Mme Taubira fait du désarmement pénal, les Français attendent du réarmement pénal. »

Si la chaîne des responsabilités, les éventuels manquements et fautes doivent être recherchés, si nous devons évidemment travailler à améliorer la détection et la neutralisation de tels individus, quelques rappels me semblent aujourd’hui nécessaires :

 

1/ C’est en 2000 que les autorités polonaises délivrent un mandat d’arrêt international contre le meurtrier présumé pour un cambriolage. S’expatriant en France, c’est à la fin 2004 qu’il est condamné à 4 ans de prison pour « extorsion, séquestration et vol aggravé ». Seulement un an après, en novembre 2005, il est libéré grâce aux remises automatiques. Rappelons que le Président d’alors s’appelle Jacques CHIRAC, le Premier Ministre, Dominique de Villepin. Signalons au passage que malgré cette peine, il n’est toujours pas extradé en Pologne.

2/ Condamné en France en mars 2010 à 6 ans de prison assortis d’une interdiction définitive du territoire pour extorsion de fonds sur une personne âgée, cette dernière mesure s’avère inapplicable en raison d’une incompatibilité avec les chefs d’accusation retenus. Tout ceci se déroule sous la présidence d’un certain Nicolas Sarkozy.

3/ Sur les 72 mois de son incarcération, le meurtrier présumé en a effectué seulement 57 grâce à des réductions automatiques. M. Wauquiez méconnaît semble-t-il la loi portée par la droite, en mars 2004, qui instaure ces remises de peine. S’il veut faire un procès en laxisme, qu’il commence par dénoncer ses amis de droite !

4/ Le présumé coupable du meurtre de Chloé est sorti de prison le 27 mars 2014. Peu assidu à l’assemblée nationale (classé seulement 509ème sur 577 députés en terme de présence), M. le député-maire Wauquiez aurait du savoir que la réforme pénale de Mme Taubira qu’il incrimine n’a été votée qu’en août 2014 soit 5 mois après la fin de la peine en question. Il est purement mensonger de prétendre que la mise en application de la réforme pénale d’août 2014 aurait influencé la peine de ce monsieur.

5/ Contrairement aux propos de M. le députe-maire, dès sa sortie de prison, le suspect a bel et bien été expulsé du territoire français et confié le 27 mars 2014 aux autorités polonaises. Condamné à un an de prison ferme en Pologne, Il serait revenu en France le 15 avril, profitant de sa remise en liberté dans l’attente de l’exécution de sa peine.

Face à l’horreur de ce crime, tout citoyen est confronté à la colère, à l’incompréhension et attend légitimement des informations, des explications sur le déroulement des faits. Le rôle de tout responsable politique, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un député, n’est pas de tomber dans la facilité, de succomber à l’émotion, tout aussi légitime soit-elle. Ce n’est pas non plus de vouloir sur-réagir à tout prix, de créer le buzz sur un sujet aussi grave. Le rôle de tout responsable politique est d’incarner la voie de la raison et évidemment de demander des éclaircissements sur l’enchaînement des faits, pour éviter que cela ne se reproduise. Le mensonge étant souvent mauvais conseiller, mieux vaut connaître le dossier avant de réagir à son sujet. La barbarie humaine a malheureusement toujours existé, que les responsables politiques n’utilisent pas de tels actes pour leurs basses querelles mais qu’ils s’affairent concrètement à une meilleure transmission des informations au sein de l’Europe, notamment en ce qui concerne les bilans psychologiques des détenus.

Puissent la famille entourée des habitants de Calais, entreprendre sereinement le deuil de Chloé et lui rendre hommage. Le respect de leur douleur passe aussi par la retenue, le silence.

Meilleurs vœux 2014

Meilleurs vœux 2014

Que l’année 2014 soit placée sous les signes de l’amour, de la réussite, de la santé et du bonheur pour chacun d’entre vous. Que cette nouvelle année soit utile au Puy-en-Velay : pour que notre ville avance vers plus de solidarité, de dynamisme, de plaisir de vivre ensemble, et pour que ses formidables atouts lui permettent de renouer avec l’attractivité à l’avenir. Meilleurs vœux à tous.

Des assistés ? Mais lesquels ?

A vouloir surfer sur le « ras-le-bol » fiscal, certains (beaucoup) font des raccourcis en confondant impôts et cotisations, et oublient ce qu’est la sécurité sociale : un bien commun, une assurance collective, que cotiser est une chance, que c’est grâce à elle que, comme leurs parents, ils sont nés, ont grandi, se sont soignés, sont allés à l’école, ont pu apprendre un métier, ont pu prendre quelques jours de « maladie » (sans en abuser c’est sûr), ont pu survivre grâce aux indemnités chômage le temps de retrouver un job, …. Construite sur une France en ruine au lendemain de la 2eme guerre, la sécurité sociale française est unique: on se doit de la défendre bec et ongles, et combattre tous les jours les préjugés, les graphiques et autres tableaux facilement transmis via facebook.

Des fraudes ? L’an dernier sur 150 millions € de fraudes pour l’assurance maladie, seuls 15 (c’est toujours trop) sont imputables aux assurés, tout le reste aux professionnels de santé (!) . Pour l’assurance chômage, 0,1% de fraude en rapport aux 33 milliards de cotisations versées à l’UNEDIC et on pourrait continuer ainsi… Mais évidemment, il est toujours plus simple de tirer à boulet rouge sur le voisin, le cousin, le rom, le bon à rien, le fainéant,… qui « profite » de la société parce que lui, a un visage bien connu, qu’on peut lui taper dessus sans problème, personne ne va le défendre.

Mais qui osera taper sur les fraudeurs fiscaux ? 80 Milliards, c’est l’argent colossal perdu par l’Etat français (c’est à dire vous et moi) du fait de la fraude fiscale : travail dissimulé, comptes à l’étranger, fraude à la TVA,… Le combat à mener en la matière est immense : le gouvernement soit s’en saisir. Il ne peut demander à chacun de gros efforts et laisser s’engraisser ainsi les assistés, les vrais, ceux aux 80 milliards !