Désengagement de l’Etat / Le Puy-en-Velay

Quelques remarques au sujet du « désengagement de l’état » mis en avant par M. le maire hier soir et qui serait coupable de tous les maux selon lui. Il est très intéressant de se pencher sur les données, mais complètes, sans raccourci, sans simplification….
 
1/ dénoncer un manque à gagner de 200 000€ alors qu’en face, la dette augmente de 2 millions d’€ en un an : c’est un peu fort de café.
 
2/ c’est ainsi : une dotation globale de fonctionnement est liée à un nombre d’habitants et il parait, je dis bien, il parait que ces 10 dernières années, la population du Puy-en-Velay a été en forte baisse, en très légère reprise ces derniers temps (+16) mais cela reste à confirmer par l’INSEE (je m’en réjouirai le cas échéant !).
 
3/ je ne risque pas de justifier la baisse de la dotation de l’Etat, je suis le premier à dénoncer les désengagements de l’Etat quand ils sont injustifiés comme trop souvent.
 
4/ La dotation globale de fonctionnement est découpée en 3 parties :
a-forfaitaire
b-solidarité urbaine et cohésion sociale
c-péréquation
 
5/ Quelques chiffres tout de même pour y voir plus clair (vérifiables sur une « bible » officielle en ligne : http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php?icom=157&dep=043&type=BPS&param=1&exercice=2007)
 
2007 : 6 662 000 €
2008 : 6 703 000 €
2009 : 6 364 000 €
2010 : 6 212 000 €
2011 : 6 179 000€
2012 : 6 220 000 €
2013 : 6 100 000 €
2014 : 6 019 922 (a 4 940 685 ; b 875 090 ; c 204 147) http://www.dotations-dgcl.interieur.gouv.fr/
 
On pourra noter qu’en terme de diminution de la dotation globale de fonctionnement, M. le député-maire ancien ministre doit assumer la baisse d’environ 530 000 € de 2008 à 2011 par le gouvernement auquel il participait ! A donner des leçons de morale comme hier soir, des leçons de gestion, des leçons de cohérence, M. Wauquiez pourrait tout de même vérifier ces chiffres.
 
6/ La baisse de la dotation est d’environ 90 000 € de 2013 à 1014. Il faut ajouter à cela le fonds mis à disposition permettant de financer à hauteur de 50€ / enfant scolarisé dans le public et par an, la mise en place des activités périscolaires.