La #laïcité mise à mal par #Wauquiez #Lepuyenvelay intervention élus de gauche #AURA

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Les conseillers municipaux de gauche du Puy-en-Velay ont tenu ce matin un point presse pour demander le respect du principe de laïcité dans la commune. Depuis deux semaines environ, une bannière publicitaire religieuse est fixée sur les grilles du square public du boulevard George Sand. Cette affichage arbore clairement un prosélytisme prononcé.

Nous avons tous été émus et profondément meurtris par les attaques contre notre République et ses quatre principes fondamentaux que sont : la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Charge à nous de les faire respecter au quotidien. La voie publique n’est pas un espace où tout est possible. La loi de 1905 interdit scrupuleusement ce type d’affichages pour assurer à chaque citoyen le droit d’exercer ou non une religion dans la sphère privée, dans le respect de tous les cultes. Que dirions-nous si ces bannières se multipliaient pour chaque religion dans notre ville ? Cette entorse à la laïcité est inacceptable.

Nous ne pouvons croire que M. le Maire n’a pas donné son accord pour le déploiement de cette publicité religieuse sur les grilles d’un square public à la vue de tous les passants, plusieurs riverains indignés en ayant fait part aux services. Les conseillers municipaux que nous sommes demandent à M. le Préfet de rappeler à M. Wauquiez la loi en ce domaine, de se substituer au maire pour enlever rapidement la bâche et de veiller à l’application de la laïcité au Puy-en-Velay.

Rappelons de plus que plusieurs affichages associatifs « sauvages » ont entraîné des amendes ces dernières années au Puy-en-Velay puisque celui-ci y est strictement encadré. Nous demandons à M. le Maire de rétablir la loi et de traiter toutes les organisations (politiques, associatives, religieuses….) de la même manière !

Laurent JOHANNY
Françoise GAUTHIER-WILLEMS
Didier ALLIBERT
Catherine GRANIER-CHEVASSUS

Rappel de la loi :
Aux termes de l’article 28 de la loi de 1905, «il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions».
A noter – Le maire doit veiller à ce qu’aucun bâtiment ou emplacement public ne présente de signes religieux, sauf si ces derniers ont été apposés avant 1905. Un crucifix ne peut être apposé aujourd’hui dans la salle des mariages d’une mairie (CAA de Nantes, 4 février 1999).

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Retrouvez la tribune de décembre des élus minoritaires #lepuyenvelay . L’obsession de bien utiliser l’argent public !

Chères Ponotes, chers Ponots,
depuis notre élection en mars, nous faisons entendre une voix différente, sans opposition systématique mais dans le souci de défendre l’intérêt général.

Lors du dernier conseil municipal, nos interventions se sont centrées sur l’utilisation rigoureuse de l’argent public issu de nos impôts, en voici quelques exemples :

Nos associations doivent être à tout prix préservées : elles sont les garantes du vivre ensemble. Oui, nous considérons que les subventions exceptionnelles aux associations doivent être mises en regard des résultats des 3 derniers exercices antérieurs. Contrairement à M. le Maire (propos repris dans un communiqué à « L’éveil »), nous ne remettrons jamais en cause les bilans annuels présentés par les bénévoles dévoués des associations : nous croyons, nous, en leur bonne foi.

Pour autant, il est vrai que nous nous sommes prononcés contre, en vain, la décision de la majorité d’allouer 20 000€ de subvention à une association de chasseurs, afin de construire un local pour dépecer du gibier. D’autres solutions simples existent, comme par exemple, la mise à disposition de l’abattoir communautaire : une belle idée de mutualisation ! Au nom d’une rigueur budgétaire nécessaire, il nous paraît aberrant de déneiger gratuitement certaines voies privées par les services municipaux. Les cadeaux à des fins électorales peuvent coûter cher à nos comptes publics. Cela entretient des précédents dangereux pour nos finances (main d’œuvre, matériel) : tous les Ponots pourraient-ils envisager gratuitement le déneigement de leur terrain privé ?

M. le Maire a sans doute oublié que, sous le gouvernement auquel il a appartenu, la dotation annuelle de l’état pour notre ville a diminué de près de 500 000€ (2008 à 2012). Si nous considérons que les baisses de dotations de l’état pour notre commune sont disproportionnées, force est de constater que des économies de fonctionnement sont réalisables à notre échelle, sans pénaliser notre vie quotidienne. D’ailleurs, nous remarquons que c’est à travers des mutualisations et des renégociations de contrats (services informatiques, achat de véhicules, ..) que la majorité trouve des économies salutaires mais bien tardives !

Au sujet des économies à réaliser dans l’avenir, nous serons très attentifs aux dépenses envisagées sur l’ancienne piscine Quincieu. Réhabilitée dans les années 2000 avec 2 millions d’euros, la majorité actuelle a choisi d’abandonner son agrandissement (pour environ 7 millions d’euros) en 2008 sous prétexte de son implantation en zone inondable pour en construire une nouvelle à plus de 25 millions d’euros. Voilà qu’aujourd’hui, la réhabilitation de ce bâtiment en halle d’exposition est programmée. Ce qui était impossible hier pour accueillir un public nombreux, deviendrait possible aujourd’hui avec les mêmes règles d’urbanisme : que d’argent gâché à des fins purement politiciennes !

De nombreux chantiers (contournement, musée, pôle multimodal…), lancés avant l’arrivée de M. le Maire, voient aujourd’hui le jour et c’est tant mieux : en travaillant ensemble, les collectivités font avancer notre territoire. Pour autant, suite aux multiples communications de M. le Maire, nous souhaitons rétablir quelques vérités :

1/ Le pôle multimodal, élément structurant pour faciliter les déplacements en ville, était inscrit au contrat de plan état-région de 2007 (!) grâce au travail de la municipalité de gauche.

2/ Sans l’acharnement de M. le Maire pendant sa campagne de dénigrement du projet en 2008, nos aînés bénéficieraient déjà d’une nouvelle maison de retraite des Chalmettes puisque le projet était prêt dès 2007. Au lieu de vouloir sans cesse tirer les marrons du feu, il faut savoir reconnaître le travail de chacun et savoir travailler, ensemble pour le bien-être de tous.

En tant qu’élus minoritaires, nous restons à votre écoute le premier mercredi du mois à 18H au 38 rue des Farges et vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année.
Laurent JOHANNY Françoise GAUTHIER-WILLEMS Didier ALLIBERT Catherine GRANIER-CHEVASSUS

Désengagement de l’Etat / Le Puy-en-Velay

Quelques remarques au sujet du « désengagement de l’état » mis en avant par M. le maire hier soir et qui serait coupable de tous les maux selon lui. Il est très intéressant de se pencher sur les données, mais complètes, sans raccourci, sans simplification….
 
1/ dénoncer un manque à gagner de 200 000€ alors qu’en face, la dette augmente de 2 millions d’€ en un an : c’est un peu fort de café.
 
2/ c’est ainsi : une dotation globale de fonctionnement est liée à un nombre d’habitants et il parait, je dis bien, il parait que ces 10 dernières années, la population du Puy-en-Velay a été en forte baisse, en très légère reprise ces derniers temps (+16) mais cela reste à confirmer par l’INSEE (je m’en réjouirai le cas échéant !).
 
3/ je ne risque pas de justifier la baisse de la dotation de l’Etat, je suis le premier à dénoncer les désengagements de l’Etat quand ils sont injustifiés comme trop souvent.
 
4/ La dotation globale de fonctionnement est découpée en 3 parties :
a-forfaitaire
b-solidarité urbaine et cohésion sociale
c-péréquation
 
5/ Quelques chiffres tout de même pour y voir plus clair (vérifiables sur une « bible » officielle en ligne : http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php?icom=157&dep=043&type=BPS&param=1&exercice=2007)
 
2007 : 6 662 000 €
2008 : 6 703 000 €
2009 : 6 364 000 €
2010 : 6 212 000 €
2011 : 6 179 000€
2012 : 6 220 000 €
2013 : 6 100 000 €
2014 : 6 019 922 (a 4 940 685 ; b 875 090 ; c 204 147) http://www.dotations-dgcl.interieur.gouv.fr/
 
On pourra noter qu’en terme de diminution de la dotation globale de fonctionnement, M. le député-maire ancien ministre doit assumer la baisse d’environ 530 000 € de 2008 à 2011 par le gouvernement auquel il participait ! A donner des leçons de morale comme hier soir, des leçons de gestion, des leçons de cohérence, M. Wauquiez pourrait tout de même vérifier ces chiffres.
 
6/ La baisse de la dotation est d’environ 90 000 € de 2013 à 1014. Il faut ajouter à cela le fonds mis à disposition permettant de financer à hauteur de 50€ / enfant scolarisé dans le public et par an, la mise en place des activités périscolaires.

Conseil municipal Le Puy-en-Velay 2 juin 2014 : Expression des conseillers municipaux minoritaires du Puy-en-Velay

 

Fidèles à nos engagements, nos interventions au cours du conseil municipal du 2 juin 2014 sont guidées par le soucis de relayer la parole et les inquiétudes des Ponots. Dans un esprit constructif, nous sommes intervenus dans six dossiers en plus du compte administratif 2013. Pour chacun d’entre eux, nous exprimons notre désaccord vis-à-vis d’une politique où l’urgence semble être la méthode de gestion.

La majorité refuse une place au sein de la commission locale d’évaluation de transfert de charges de la communauté d’agglomération

Alors qu’elle constitue un outil de contrôle des transferts extrêmement important pour suivre le fonctionnement de la municipalité vis-à-vis de l’agglomération, cette commission est fermée à l’opposition ! La majorité ne respecte aucunement (comme dans d’autres commissions ou représentations d’ailleurs), la représentativité des listes.

S’il fallait une preuve de l’opacité dans laquelle se font les transferts, en voilà une ! La main tendue : un slogan vide de sens.

Ecole Michelet : remplacement des menuiseries

Depuis des mois, l’état des locaux de l’école Michelet est dénoncé par ses différents acteurs (parents d’élèves, enseignants). Du fait de l’inaction, les conditions d’accueil et de sécurité se sont dégradées d’année en année pour devenir aujourd’hui inacceptables. Suite à un incident (chute d’une vitre) survenue en mars dernier, qui aurait pu être gravissime, nous avions interpellé la majorité lors du dernier conseil municipal. On nous répliquait alors qu’un tel événement aurait pu subvenir chez n’importe qui, qu’un (simple) courant d’air en était la cause. La seule intervention alors envisagée n’était qu’un simple « remasticage » des fenêtres censé résoudre le problème.

Deux mois plus tard, les choses semblent avoir changé puisque le remplacement des menuiseries de cette école est aujourd’hui envisagé. Nous nous en félicitons, mais malheureusement, une fois de plus, seule l’urgence guide cet investissement.

Faut-il être confronté à des problèmes sérieux de sécurité pour programmer une réfection ?

Ce bâtiment, et la communauté scolaire qu’il accueille, méritent une réflexion globale quant à son devenir. Entreprendre des travaux au coup par coup coûte cher au final. C’est d’une réhabilitation totale dont ce bâtiment a besoin.

Les 4 élus minoritaires votent pour la réhabilitation des menuiseries de l’école Michelet.

Adaptation des horaires des crèches

Suite à une étude sur les besoins en créche, la majorité souhaite regrouper les enfants accueillis à 7H30 et ceux récupérés seulement à 18H30 à « La Petite poule rousse ». 15 places étant disponibles, Laurent Johanny demande à ce que cette nouvelle organisation soit revue chaque année afin de répondre à toute nouvelle demande d’accueil pendant des horaires « atypiques ». M. le Maire est d’accord : il s’engage à l’intégration d’une clause annuelle de revoyure.

Résolution sur les écoles primaires

La majorité soumet au vote du conseil municipal une résolution visant à dénoncer la suppression de 2 classes (Taulhac et Jeanne d’Arc) à la rentrée prochaine. Les élus de gauche que nous sommes voteront évidemment pour ce texte avec conviction.

Pour autant, nous tenons à souligner la contradiction entre les propos de M. Le Maire à l’assemblée nationale et au Puy-en-Velay. Responsable de la suppression de plus de 80000 postes dans l’éducation nationale de 2007 à 2012, il semblait alors bien étranger aux conséquences sur le terrain pour les élèves partout en France. On ne peut innocemment appeler à la baisse du nombre de fonctionnaires sans en assumer les conséquences dans la vie quotidienne, notamment auprès de nos enfants.

Les 4 élus minoritaires votent pour la résolution.

 

Remarques sur le compte administratif 2013

 

Impôts et taxes 2012 2013
Total en k€ 17189 17558
Évolution

+ 2.10%

 

Contrairement aux annonces, nous constatons une augmentation de l’imposition des Ponots en 2013. Comme nous l’avions déjà indiqué, la stagnation du taux d’imposition ne permet pas une baisse de l’impôt en euros pour les Ponots, simplement parce que les bases d’imposition augmentent automatiquement chaque année. Si la majorité souhaitait réellement baisser l’imposition, il lui faudrait exercer une baisse bien plus significative que celle de 0,3%.

 

dette 2001 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Total en millions d’€ 33,8 26,1 24,7 23,7 21,6 21,4 21,5 23,5
évolution

+ 2 millions d’€ de dette sur un an (2012-2013)

 

Alors que M. le maire se targue d’avoir redressé une ville exsangue à son arrivée, la dette de la ville repart, depuis 2012 à la hausse. Celle-ci augmente de plus de 9% sur un an, atteignant ainsi le niveau de 2009. Cette évolution nous inquiète, nous craignons que les efforts des Ponots de ces dernières années soient mis à mal.

Les investissements publics sont pour autant nécessaires et nous serons vigilants (sur le dossier du pôle multimodal notamment) à ce que l’argent des Ponots soit injecté dans des projets d’avenir, utiles à l’amélioration de la vie quotidienne et au développement harmonieux du territoire.

Les 4 élus d’opposition s’abstiennent sur le budget général de la ville 2013, compte administratif.

Vente d’une partie du domaine public au profit de M. et Mme Rolland

Didier Allibert intervient en rappelant que cet espace est le seul élargissement sur le trajet de la rue du château et qu’il est très utilisé pour le stationnement à proximité de l’ancienne école. Sans être vraiment une palce publique au sens strict, il est un lieu de rencontre et son rôle dans le réseau viaire du village est non-négligeable. Le réduire enlèvera ce rôle et empêchera le stationnement comme la possibilité à cet endroit de manœuvrer pour faire demi-tour.

L’ancienne école ne dispose pas de places de stationnement dimensionnées pour être accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Enfin, la privatisation de cet espace rendra impossible l’accès au coffret de coupure de gaz et au coffret électrique. Les réseaux devront être modifiés, sur le domaine public et dans l’emprise privée. Ces travaux auront un coût supérieur à la somme obtenue par la vente. Il paraît préférable d’aménager cette petite place en traçant les places de stationnement pour le rendre moins anarchique. Ceci permettrait également de réserver une place accessible aux personnes à mobilité réduite. Afin de garantir un accès permanent et confortable aux accès privé du bâtiment appartenant à M. Rolland, un trottoir d’un mètre de largeur pourrait également être aménagé dans la continuité de celui qui existe déjà.

De plus, des clichés prouvent que M. Rolland s’est approprié cet espace (objets pour bloquer le stationnement, bacs à fleurs et portail qui empiètent sur le domaine public).

Les 4 élus minoritaires votent contre la vente de la parcelle, la majorité l’approuve sans sourciller.

Au fil des dossiers :

Stade Massot

Après une question de Mme Gauthier-Willems relative aux aménagements du stade Massot (faits dans l’urgence pour l’homologation du terrain), M. le Maire commence à rétorqué fièrement que « les travaux ont déjà été faits », que « tout est en ordre ». Puis, après avoir avoir entendu les conseils du directeur général des services derrière lui, se reprend pour dire qu’évidemment les travaux auront lieu courant juin. La méconnaissance du dossier est totale.

Aménagement des rythmes scolaires

Laurent Johanny : « Début juin 2014, ni les parents d’élèves, ni les enfants, ni les enseignants des écoles publiques du Puy-en-Velay ne savent clairement leur organisation à la rentrée prochaine. Nous demandons à la majorité un état des lieux à ce sujet. Après avoir validé les horaires d’ouverture des écoles au printemps dernier, M. le Maire a profité du décret du nouveau ministre pour revoir sa copie alors que rien ne l’y oblige ! Pire : il semblerait que cet argument ait été utilisé pour convaincre des parents et des enseignants de voter une modification. Les conseils d’école étant juges en ce domaine, nous nous inquiétons de voir le retard pris pour mettre en œuvre une réforme pourtant salutaire d’un point de vue scolaire. Nous rappelons que les activités périscolaires constituent une chance pour nos enfants et auraient pu donner lieu à un travail de concertation, attendu par de nombreuses associations. Nous espérons que les réticences politiciennes de M. le maire laisseront place désormais à plus de sérénité pour que la communauté scolaire relève les défis qui se présentent à une école en pleine reconstruction. »

En réponse, Mme Chalaye parle d’une concertation large avec les parents, les enseignants en espérant pouvoir mettre en place des activités de qualité. Elle oublie de dire que le projet en cours vient d’être retoqué par 2 conseils d’école (Les Fraisses et Michelet) ! Elle ne reprend pas non plus le projet présenté à la presse (juste avant le conseil municipal) mentionnant 1h (!) hebdomadaire d’activité le vendredi après-midi, le reste étant consacré aux études.

Le pôle multimodal

Laurent Johanny : une consultation publique vient de se terminer, elle a soulevé chez nous des inquiétudes quant à l’articulation avec les réseaux urbains (Tudip, ter,…) ainsi qu’avec les modes de transports doux (marche, vélo).

M. Guieau répond qu’une refonte de la desserte des TUDIP est sur la table. Les TER auront la possibilité de s’arrêter en centre-ville. Pour les voies cyclables, il ne parle que de la voie verte.

Laurent JOHANNY

Françoise GAUTHIER-WILLEMS

Didier ALLIBERT

Catherine GRANIER-CHEVASSUS

 

Le Puy-en-Velay a droit à la loi de la République !

Après 172 h de débats à l’assemblée nationale et au sénat, après des échanges parfois vifs dans lesquels se sont distinguées des réflexions de diverses sensibilités et profondément respectables, après le jugement du conseil constitutionnel, après le décret de notre Président qui s’était engagé à ce propos durant la campagne, la République inscrit dans le marbre le mariage pour tous.  Les siècles de stigmatisations, de mépris, de persécutions débouchent enfin sur une avancée historique qui concrétise enfin le droit à la reconnaissance de l’amour porté à autrui et ce, quelque soit son orientation sexuelle. Je m’en réjouis en tant que progressiste et homme de gauche. Concernant la filiation, cette loi met fin à la fois à une inégalité (les couples homosexuels les plus aisés pouvaient facilement devenir parents à l’étranger moyennant finance) mais aussi à une hypocrisie notoire (les célibataires pouvant adopter depuis 1966) et permet une sécurisation des droits de l’enfant, ses deux parents désormais reconnus devant la loi.

Bien malheureusement, ces débats relatifs à un sujet sociétal fort et structurant furent émaillés par des dérapages :

-au sein de l’assemblée nationale tout d’abord, on retiendra notamment le député UMP Philippe Cochet selon lequel la gauche « assassine des enfants ».

-d’extrémistes violents, fascisants pour lesquels l’homosexualité serait contre-nature et devrait être répréhensible pénalement. (ce n’est plus le cas depuis le 20 décembre 1981 grâce à l’abrogation de l’article 331 du code pénal par la gauche, au grand désarroi d’un certain F.Fillon qui vota contre)

-d’opposants fermes au texte pour des raisons strictement religieuses : citons la caricaturale et inénarrable C. Boutin pour laquelle « les gays sont partout » notamment au festival de Cannes, et qui peut dans le même temps s’enorgueillir d’être mariée à son cousin germain sans que cela ne la fasse sourciller.

-par des élus de la République, par des députés, par des maires, par des officiers d’état-civil censés symboliser la loi française dans toute sa splendeur. Le débat parlementaire ayant eu lieu, chacun devrait s’y conformer.

Pourtant, Laurent Wauquiez s’inscrit dans une démarche opposée et prétend faire de notre ville un ilôt de résistance au mariage pour tous. En effet, notre premier magistrat refuse de célébrer cette cérémonie pour les couples homosexuels. Dans cette posture, il est rejoint par deux de ses adjoints (Mmes Bénat et Portal) qui ont signé une pétition en ligne en ce sens. Le doute plane sur les autres conseillers du maire. L’officier d’état-civil qui marie n’a pas à approuver personnellement une union (pensons aux dérives alors envisageables !), il a le devoir de porter la voix de la République. Cette situation est intolérable. Une et indivisible la République que je conçois n’est pas à géométrie variable : elle ne dépend pas de notre élu local.

Les propos de L. Wauquiez tenus dimanche soir sur BFMTV retranscrivent ses prises de positions : pour lui, conformément à ses dires, « l’homosexualité est contraire à (ses) valeurs ». En confondant valeur et orientation sexuelle, il s’inscrit fidèlement dans un schéma de pensée empreint d’intolérance selon lequel la sexualité d’un citoyen conditionne son être social. Non, décidément, ces valeurs-là ne sont pas les miennes !

Quand il tente d’excuser ses paroles indignes de la veille, notre maire ose le fameux « allo, quoi » pour faire « jeun’s » sans doute : mais quel mépris, quelle indigne légèreté ! Les Ponots ont droit à la loi de la République.

Laurent JOHANNY

secrétaire de la section PS du Puy-en-Velay