Tribune des élus.es minoritaires #lepuyenvelay dans le Magazine de la ville de juin 2018: une remise en cause systématique des services à la population #hauteloire #AURA #Puyenvelay

Agglomération : des décisions injustes et préjudiciables

Augmentation de 8 à 15% des tarifs de l’Atelier des Arts et baisse de son budget, diminution de toutes les subventions de 10% aux associations… C’est dans ce contexte qu’intervient l’annonce de la fermeture de la crèche familiale. Bouée de sauvetage de nombreux parents aux horaires de travail atypiques, cette institution remplit une mission sans équivalent. Mois après mois et sans informer les assistantes maternelles de leur devenir, les décideurs (mairie puis agglomération) ont œuvré pour conduire à cette fin. Cyniquement, la fermeture serait « logique » pour un service trop « coûteux » avec 80 000€/an. C’est une question de volonté politique. Quand il s’agit de trouver 138 000€ pour l’extension du bureau de la présidence de 30 m², ils ne lésinent pas !

Nous tenons à saluer le travail des assistantes maternelles au statut déjà précaire et les soutenons dans leurs revendications.

En contradiction avec la communication officielle pour « accueillir » de nouveaux habitants, ces signaux sont désastreux : comme si les travailleurs qui commencent tôt le matin et finissent tard le soir devenaient encombrants.

 

Des choix financiers au détriment des Ponots

En mars dernier, nous proposions une diminution des taux d’imposition. La majorité s’y refuse et engage des dépenses inutiles, voire déplacées.

Le cas de la « restauration du jardin Henri Vinay » est révélatrice. Les 75 000€ payés à un célèbre paysagiste, dans des conditions que nous contestons, pour donner un avis sur un réaménagement de notre fleuron vert, devaient conduire à des transformations d’envergures : en vain. Revoir les protections autour du bassin d’eau, réaménager l’espace animalier, arborer, planter,… des améliorations certes utiles, mais qui ne nécessitaient aucunement de verser une telle somme pour un simple avis, sans mise en concurrence. Les travaux eux, auront bien du mal à dépasser le montant de la mission de conseil.

 

Les repas de la cuisine centrale du Puy-en-Velay plus chers ici qu’ailleurs !

La majorité a signé des marchés de fournitures de repas avec des communes extérieures à des  prix inférieurs de 0,65€ au coût de revient ! Conséquence directe : le budget de la cuisine centrale étant déficitaire, nos impôts le renflouent chaque année (125 000€ pour 2017). Pire, la mairie du Puy-en-Velay achetant des repas 0,50€ plus cher que le coût de revient, les Ponots paient par 2 fois une gestion calamiteuse. Dénonçant ces pratiques, nous considérons qu’elles ne masquent que péniblement les choix opérés en 2009 pour une cuisine centrale surdimensionnée.

 

 

Bel été à toutes et à tous,

 

Laurent JOHANNY

Françoise GAUTHIER-WILLEMS

Didier ALLIBERT

Catherine GRANIER-CHEVASSUS

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En #hauteloire : non à la casse du service public ferroviaire ! Cadre unitaire de soutien politique aux cheminots.es #SNCF #appel

Nous nous sommes réunis.es ce matin sur le parvis de la gare du Puy-en-Velay pour appuyer l’appel lancé fin mars 2018 par les organisations politiques nationales dans un cadre unitaire : IMG_8820

Non à la casse du service public ferroviaire !
Pour la défense et le développement de tous les services publics !

Le mouvement unitaire du 22 mars a constitué un beau premier succès en défense du service public. En réponse, le gouvernement apporte pour seule perspective la casse de la SNCF. Elle s’accompagne d’une attaque frontale contre les cheminot-es, la préparation de la privatisation de l’entreprise publique via la mise en concurrence et la fermeture programmée de milliers de kilomètres de voies ferrées.
Depuis trop longtemps, l’abandon progressif du transport de marchandises par train qui s’est traduit par la fermeture de gares de triage et la prime accordée à la route et au transport routier plombe la SNCF et notre environnement. De plus, l’ouverture par E. Macron de lignes de transports par cars au détriment du rail est un non-sens écologique et un mépris pour les personnes à faibles revenus, alors qu’il faudrait plutôt développer des tarifs sociaux SNCF. Nous ne voulons pas du tout-camion qu’accentue ce projet de loi.
Nous voulons au contraire que soit pris le virage de la transition écologique en dynamisant en autre le fret ferroviaire.
La priorité accordée aux grandes lignes TGV donne plus aux territoires les plus riches, et moins aux territoires les moins peuplés. Nous ne voulons pas d’une France où toute l’activité serait concentrée dans quelques grandes métropoles et quelques grands centres financiers, et où la plupart des territoires, des zones rurales, des villes moyennes seraient abandonnés. Nous voulons que soit valorisé et respecté l’ensemble des territoires par la desserte des zones rurales et des villes moyennes. Nous voulons le développement du
réseau ferré avec la réouverture de lignes et de gares de proximité.
Notre pays a donc besoin d’une relance des investissements dans le réseau ferré. L’Etat doit prendre en charge la dette qu’il a fait porter à l’entreprise publique indûment, et accorder des recettes pérennes pour le développement du service public ferroviaire. Il s’agit pour cela de financer les transports vertueux d’un point de vue écologique et de l’égalité du territoire comme le train, plutôt que les transports polluants comme la route et l’aérien doublement subventionnés par l’Etat : de manière directe et indirecte à travers les dépenses de santé et d’adaptation environnementale induites par la pollution.
La mobilisation des cheminot-es et de leurs organisations syndicales est juste et légitime. Nous soutenons totalement leur mouvement de grève, porteur de progrès pour l’ensemble des populations et des territoires.
Leur victoire est essentielle pour le service public, pour un aménagement des territoires équilibré et pour affronter les enjeux environnementaux et énergétiques du 21e siècle.
Elle l’est aussi pour les droits collectifs de tous les salarié-es. Le gouvernement Macron cible le « statut » des cheminot.e.s dans le but de remettre en cause tous les statuts du travail, toutes les conquêtes sociales, dans le secteur privé tout autant que dans les services publics avec par exemple la santé indexée sur la rentabilité et la mise en place de la sélection pour l’entrée à l’université.
En conséquence, nous appelons au retrait immédiat du projet de loi proposé par le gouvernement. Nous soutenons les mobilisations et les grèves décidées par les travailleuses et travailleurs. Nous pensons utile que se développent des collectifs d’usagers sur le territoire, à soutenir les caisses de grève mises en place. Nous appelons à engager un débat démocratique, pour le développement du ferroviaire, de tous les services publics, pour les enjeux environnementaux et sociaux d’aujourd’hui. Nous sommes disponibles pour converger tous ensemble, avec toutes celles-ceux qui le souhaitent, dans des initiatives et manifestations publiques citoyennes à large échelle, localement et nationalement, au service des mobilisations sociales et de la jeunesse.
Clémentine Autain (Députée LFI) ; Eliane Assassi (Sénatrice, présidente du groupe CRCE) ; Marinette Bache (conseillère de Paris, République et Socialisme) ; Ugo Bernalicis (député LFI 😉 Olivier Besancenot ( NPA) ; André Chassaigne (député communiste, président du groupe GDR) ; Pascal Cherki (Génération.s) ; Éric Coquerel (co-coordinateur PG) ; David Cormand (EELV) ; Sybille Fasso ( Gauche démocratique et sociale), Gérard Filoche (Gauche démocratique et sociale) ; Benoit Hamon (Génération.s) ; Lucien Jallamion (République et Socialisme) ; Jean-Yves Lalanne (Gauche démocratique et sociale) ; Pierre Laurent ( secrétaire national du PCF) ; Sarah Legrain (PG) ; Myriam Martin (Porte-parole d’Ensemble !) ; Claire Monod (Génération.s) ; Jean-François Pellissier ( porte-parole d’Ensemble) ; Christian Pierrel (PCOF) ; Christine Poupin (NPA), Philippe Poutou (NPA) ; Hella Kribi Romdhan (Génération.s) ; Simone Sebban (Nouvelle Donne) ; Eric Thouzeau (Gauche démocratique et sociale) ; Marie-Pierre Vieu ( députée européenne membre de la commission transport, groupe PCF-FDG-GUE).
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En Haute-Loire, département rural, les déplacements sont déjà difficiles : peu ou pas de transports en commun, routes mal adaptées et rendues dangereuses avec le transit important de camions ; le transport ferroviaire déjà peu développé a été réduit (abandon du transport marchandises, fermeture de gares …) ou perturbé par des incidents ou des travaux indispensables sur un réseau certes trop vétuste, malgré les investissements importants réalisés par la région « Auvergne » lors des précédentes mandatures. Les voyageurs connaissent bien les aléas du remplacement des trains par les bus. Et la réforme proposée par le gouvernement signerait la fermeture totale de toutes les lignes ferroviaires, de toutes les gares et la suppression de la centaine d’emplois de cheminots restants.
En effet, le rapport Spinetta « sur l’avenir du transport ferroviaire », base de travail pour la réforme portée par la Ministre des transports, Elisabeth Borne, stipule de « recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de compétence : les transports du quotidien en zone urbaine et périurbaine et les dessertes à grande vitesse entre les métropoles ». Or, toutes les lignes d’Auvergne, hormis celle reliant Clermont à Paris sont classées à « faible trafic », elles ne seront plus financées par l’Etat « il est impensable de consacrer 2 milliards d’euros à seulement 2% de la population… ».
C’est l’abandon d’un bien public au nom de la rentabilité, c’est l’augmentation du temps de trajet pour les citoyens, c’est un coût plus élevé, c’est moins de sécurité et plus de pollution avec l’usage du bus et de la voiture, c’est encore plus d’enclavement de la population et l’aggravation des inégalités entre territoires. C’est la fin assurée du service public ferroviaire en Haute-Loire!
En conséquence, en Haute-Loire en accord avec les signataires du texte « Non à la casse du service public ferroviaire ! Pour la défense et le développement de tous les services publics ! » Nous appelons, à participer aux mobilisations et grèves décidées par les cheminots et leurs organisations syndicales, à soutenir financièrement les caisses de grévistes à s’organiser en collectifs d’usagers pour le retrait de ce projet de loi.
Les partis politiques 43 : Ensemble!, Europe Ecologie les verts, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Parti Communiste Français, et les citoyens engagés-ées.